Page:Henry - Le Père Lachaise historique, monumental et biographique.djvu/97

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En face du monument de Molière, on voit le tombeau en marbre d’un héros de l’humanité, l’intrépide PAILLETTE, qui fut successivement décoré de huit médailles d’or ou d’argent et de la croix d’honneur, pour avoir sauvé du feu ou des Ilots plus de cent personnes. Les concitoyens de ce digne marin lui avaient donné un titre plus glorieux que celui de chevalier : ils l’appelaient le sauveur d’hommes !

Après le monument de Lafontaine, nous trouvons celui d’ANDRYANE DE LA CHAPELLE, député et littérateur.

Sur le même point on voit à gauche le monument d’une Polonaise exilée par l’empereur Nicolas : Clémentine HOFFMANOWEY, auteur de nombreux ouvrages dont la Pologne est justement fière.

Vis-à-vis du monument de l’héroïque Polonaise, on voit sur un piédestal de granit le buste du sieur SAVART, fabricant de bronze aussi honorable que maigre, comme l’indiquent son épitaphe et son portrait.

Quelques pas plus loin, nous voyons le monument du poète espagnol Don Fernandez MORATIN, surnommé le Molière de l’Espagne.

MORATIN fut patroné d’abord par le prince de la Paix, qui l’envoya visiter les théâtres de l’Europe. Il devint ensuite secrétaire du roi Joseph, dut quitter l’Espagne à la rentrée de Ferdinand VII, et vint à Paris, où il acheva de traduire les œuvres de Molière, son modèle. La mort le surprit dans celle ville, au moment où il terminait une histoire de l’art dramatique en Espagne.

Derrière le tombeau de Moratin, on trouve celui