Page:Hermès Trismégiste, 1866, trad. Ménard.djvu/34

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divinisés, mais des démons ; puis, lorsqu’il veut expliquer les noms des Dieux, à côté de quelques étymologies égyptiennes, il en donne d’autres tirées du grec, et qu’il paraît préférer. Son traité est adressé à une prêtresse égyptienne, mais, au lieu de lui demander des renseignements, il propose ses propres conjectures.

Quant à Porphyre, il se contente d’interroger ; il soulève des doutes sur les diverses questions philosophiques qui l’intéressent, et demande au prêtre Anébo ce que les Égyptiens en pensent. Ce qui l’inquiète surtout, c’est que, d’après le stoïcien Chérémon, les Égyptiens n’auraient connu que les Dieux visibles, c’est-à-dire les astres et les éléments. N’avaient-ils donc aucune idée sur la métaphysique, la démonologie, la théurgie, et toutes les choses en dehors desquelles Porphyre ne concevait pas de religion possible ? « Je voudrais savoir, dit-il, ce que les Égyptiens pensent de la cause première : si elle est l’intelligence ou au-dessus de l’intelligence ; si elle est unique ou associée à une autre ou à plusieurs autres ; si elle est incorporelle ou corporelle ; si elle est identique au créateur ou au-dessus du créateur ;