Page:Hippocrate - Œuvres complètes, traduction Littré, 1839 volume 1.djvu/115

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faut ici éclaircir. On les a toujours confondus l’un avec l’autre. Leclerc [1] ne parle que d’un Lycus ou Lupus de la secte empirique , qui est souvent cité par Galien , comme ayant écrit peu de temps avant lui. Ackermann [2] le nomme Lycus le Napolitain, ajoutant cependant que Galien lui attribue expressément la qualification de Macédonien. M. Hecker [3] ne connaît qu’un Lycus qu’il appelle aussi le Macédonien. Il faut admettre deux médecins du même nom, ayant tous deux travaillé à l’explication des écrits hippocratiques ; l’un était de Naples , l’autre était de Macédoine. Ils ont vécu à une époque différente , et c’est ce qui permet de les distinguer. Erotien cite Lycus de Napies ; or Érotien a vécu sous Néron : Lycus cité par lui ne peut donc pas être placé à une époque plus rapprochée. D’un autre côté , Lycus le Macédonien avait été disciple de Quintus. Galien suivit les leçons de plusieurs médecins élevés à l’école de Quintus ; par conséquent Lycus de Macédoine aurait pu être le maître de Galien ; il était donc vieux quand Galiern était jeune. Il a donc fleuri vers l’an 120 après J.-C, et il est plus ancien, d’au moins soixante ans, que Lycus de Naples ; à supposer même, ce que rien ne prouve, que ce dernier ait été contemporain d’Erotien. Ainsi il faut admettre l’existence de deux Lycus. On ne peut établir d’une manière précise l’époque où a vécu le premier. Erotien [4] , qui le cite deux fois , le joint , la première à Epiclès , abréviateur de Bacchius -, et la seconde, il le nomme avec Dioscoride d’Anabarze, l’auteur de la Matière médicale. On ne connaît des travaux de ce médecin sur les écrits hippocratiques que ce que le Glossaire d’Erotien

  1. Histoire de la médecine, t.III, p. 106.
  2. Fabricii Bibl. Gr., t. II, p. 600, Ed. Harles.
  3. Geschichte der Heilkunde, B. 1, p. 457
  4. Gloss. p. 66 et p. 214, Ed. Franz.