Page:Hippocrate - Œuvres complètes, traduction Littré, 1839 volume 1.djvu/176

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Polybe, n'arguent jamais de la citation parfaitement positive d’Aristote, et semblent l'ignorer ou n’en pas faire compte ; de sorte que c’est, à vrai dire, indépendamment de l'autoritê du chef du péripatétisme qu’ils assignent une certaine collaboration dans la Collection hippocratique à Polybe. Peut-être même, au moment où Xénocrite et Bacchius tenaient la Collection hippocratique et le livre de la Nature de l’homme qui porte le nom d’Hippocrate , et qui est de Polybe ; peut-être, dis-je, à ce moment, l' Histoire des animaux, où Aristote rapporte la citation de Polybe , n’était pas encore parvenue à Alexandrie : car la collection des œuvres du philosophe n’a été publiée que par Apellicon , postérieurement au temps des premiers commentateurs hippocratiques. Cette démonstration ainsi donnée par un témoignage évident pour un écrit et pour un auteur, fortifie les autres assertions touchant la coopération des fils et des petits-fils d’Hippocrate, et porte à croire que les traditions d’après lesquelles les commentateurs ont parlé, reposent sur un fait très-véritable, sans mériter peut-être, dans le détail, une grande confiance. Je veux dire qu’on peut admettre avec sûreté que des descendants et des élèves d’Hippocrate ont certaines de leurs œuvres cachées sous le nom de leur maître au milieu de la Collection , mais qu’on ne peut de même admettre que tel ou tel écrit appartient plus particulièrement à Dracon , à Thessalus , ou à tout autre membre de la famille.

Les anciens critiques ont émis des opinions très diverses sur l’attribution, à tel ou tel fils ou descendant d’Hippocrate, des différents écrits qu’ils ont supposé n’être pas de ce médecin. Je crois utile de rapporter leurs principaux dires à ce sujet ; car il est certain qu’au moins un de ces hippocratiques (Polybe) a un de ses livres cachés dans la Collection, et il est extrêmement probable qu’il en est de même pour