Page:Hippocrate - Œuvres complètes, traduction Littré, 1839 volume 1.djvu/385

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venues d’Hippocrate lui-même seraient sans doute intéressantes et curieuses ; peut-être y en a-t-il, en effet, dans ces cinq livres, quelques-unes qui lui appartiennent. Mais quand, à une si grande distance de temps, et dans le dénûment où l’on est de la plupart des documents positifs, on hésite sur l’authenticité de traités entiers, quels moyens aurait-on de reconnaître des phrases isolées et des passages dépareillés ?

DE LOFFICINE DU MÉDECIN [1]. Bacchius, Héraclide de Tarente et Zeuxis ont connu ce livre, et cela suffît pour prouver que le traité de l’Officine du médecin a été rangé, dès les premiers temps, dans la Collection hippocratique. Les critiques ont varié sur l’authenticité de ce livre. Érotien l’attribue à Hippocrate ; mais Galien, qui semble partager cet avis, remarque en d’autres endroits que, suivant quelques-uns, ce livre est de Thessalus, fils d’Hippocrate, ou bien d’un Hippocrate plus ancien, fils de Gnosidicus ; ailleurs enfin il avance que ce traité n’a été corrigé pour la publication ni par Hippocrate, ni par ses fils (tom. V, pag. 685, Ed. Bas.). Dans le préambule de son commentaire sur ce livre, Galien rapporte que Mantias, Philotimus et Dioclès avaient composé un ouvrage sur le même sujet avec le même titre. Les comparaisons des traités faits par ces anciens médecins avec le traité hippocratique, nous apprendraient-elles si celui-ci est antérieur à ceux-là ? Galien le pense, lui qui avait les uns et les autres sous les yeux ; mais pour nous ce n’est qu’une conjecture. La rédaction même du traité de l’Officine du médecin indique que ce n’est qu’un extrait, une analyse. En effet, j’ai montré que le traité des Instruments de réduction était un abrégé du grand traité des Articulations. Or, la composition du livre de l’Officine du médecin a de grands rapports

  1. Κατ’ ἰητρεῖον.