Page:Hippocrate - Œuvres complètes, traduction Littré, 1839 volume 1.djvu/418

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cillior et lenior facta et anhelitus reniollitus et tenuis factus ad supervenientem diem solutionem morbi (promittit). Haec ergo oportet contemplari ad crises, et si circa summam linguam veluti saliva illinitur et si in summa lingua hoc idem fit, minus quidem ; si tenue hoc fuerit, in tertium solutio aegritudinis; si adhuc grossiora fuerint, crastino; si adhuc grossiora, ipsa die. Hoc autem , oculorum albida in initio aegritudinis necesse est nigrescere, cum invaluerit morbus. Haec autem munda facta sanitatem ostendunt, mediocriter quidem tardiorem, fortius celeriorem. »

De là résulte que la compilation qui porte, dans la Collection hippocratique, le nom de traité des Jours critiques et qui est inconnue à Galien, a été faite à une époque où le texte grec du livre sur les Semaines existait encore. Rien que la traduction latine enfouie dans le manuscrit 7027 pouvait faire reconnaître la présence de ce fragment emprunté à un livre perdu. Seulement je remarque qu’en comparant le court passage où Galien dit que l’auteur du traité des Semaines pense que la conformité de la saison aggrave la maladie, avec la compilation des Jours critiques , on aurait pu naturellement penser qu’au moins une phrase du livre des Semaines était incorporée dans ce recueil informe de fragments. Plusieurs traités que l’antiquité n’a pas connus et qu’il est impossible d’attribuer ni à Hippocrate ni à aucun auteur connu, sont certainement des débris de livres que la main des compilateurs a mutilés. Nous possédons tous les écrits hippocratiques que l’école d’Alexandrie et Galien connaissaient , excepté le traité des Traits et des Blessures ( Περί τραυαάτοιν χαΊ βελών ), mentionné par Érotien, le traité des Blessures graves ( Περί όλεΟρίοιν τραυμάτοιν ), cité par Galien, un livre des Maladies, enfin le traité des Semaines. Tout le reste, notre