Page:Hippocrate - Œuvres complètes, traduction Littré, 1839 volume 1.djvu/448

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étaient déjà forgées à cette époque, et l’on peut admettre sans peine qu’elles l’étaient depuis long-temps. Une autre remarque confirme l’antiquité de ces pièces, mais sans en confirmer l’authenticité. Il est dit dans le Décret des Athéniens : Les enfants des habitants de Cos auront la permission d’entrer dans les gymnases comme ceux des Athéniens [1]. Or, dans les temps postérieurs, dit M. Boeckh, dans sa collection des inscriptions grecques, les enfants des étrangers honorables, établis à Athènes, obtenaient cette faveur sans un décret particulier ; mais plus anciennement, elle ne s’accordait que par privilége aux étrangers. On peut croire que le rédacteur de ces pièces, exact en ce point, si ignorant sur le reste, était quelque Athénien qui connaissait les lois de son pays.

2° La seconde série contient tout ce qui concerne la prétendue folie de Démocrite, sa conversation avec Hippocrate et la correspondance qui s’établit entre le philosophe et le médecin. Cela est aussi apocryphe que l’histoire concernant les présents du roi de Perse car, dans la Lettre d’Hippocrate au peuple d’Abdère, il est fait mention de cette circonstance ; et la fausseté de ce dernier fait, que j’ai démontrée plus haut, entraîne la fausseté de toute la correspondance relative à Démocrite. L’un et l’autre récit ont été puisés à une même source, à des contes populaires que l’imaginai ion de quelque auteur s’est complue à mettre en œuvre.

Maintenant si on entrait dans l’examen détaillé de ces Lettres, on y reconnaîtrait, de toutes parts, des inadver-

    ἀν ποτε βαρϐάροις Ἑλλήνων πολεμίοις ἑαυτὸν παρσχεῖν, ἔλεγε ϰοινὸν ὅρϰον εἶναι τοῦτον ἰατρῶν ἁπάντων, ϰαὶ παρεϰελεύετο φυλάττεσθαι τῷ παιδὶ πάντας. Plut. Cat. maj., t. iii, p. 280, Ed. Tauchn.

  1. Καὶ ἐξεῖναι πᾶσι Κῴων παισὶν ἐφηϐεύειν ἐν Ἀθήναις ϰαθάπερ παισὶν Ἀθηναίων