Page:Hippocrate - Œuvres complètes, traduction Littré, 1839 volume 1.djvu/85

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Mnésithée. Les cinq premiers ont nommé Hippocrate ; Dexippe et Apollonius ont été ou se sont dits ses disciples ; on conclut, par des raisonnements, qu’Érasistrate, Xénophon de Cos et Mnésithée l’ont cité.

Je ne reviendrai pas sur ce que j’ai déjà dit de Platon. Il a été contemporain d’Hippocrate ; il l’a lu, consulté, cité ; son témoignage est inappréciable dans la question qui nous occupe ; dès ce temps-là, Hippocrate avait une réputation dans la Grèce, et ses livres étaient arrivés jusque dans Athènes et dans le jardin de l’Académie. Je me contente donc de rappeler les deux citations où Platon nomme et désigne Hippocrate, de Cos, fils des Asclépiades : nous savons qu’il l’a connu et qu’il a lu ses écrits, de sorte que, si nous trouvons, dans les livres de Platon, des ressemblances, avec les livres hippocratiques, il sera permis d’admettre que le philosophe a copié le médecin. Or, il y aurait un long chapitre à faire sur les conformités qui se trouvent, pour toutes sortes d’opinions physiologiques et médicales, entre la collection des Dialogues de Platon, et la Collection hippocratique. M. Thiersch, dans une dissertation particulière [1], a touché ce sujet ; il a fait voir que, lorsque Platon dit que la médecine consiste dans la connaissance de ce qui, dans le corps, désire la réplétion ou l’évacuation[2], il exprime une doctrine purement hippocratique. J’ajouterai encore quelques exemples ; Platon dit : « 

Les médecins pensent que « le corps ne peut profiter de la nourriture qu’autant que les « embarras en ont été expulsés, comme l’âme ne peut profiter

  1. Specimen Editionis Symposii Platonis ; Gottingae, 1808.
  2. Ἔστι γὰρ ἰατριϰὴ, ὡς ἐν ϰεφαλαίῳ εἰπεῖν, ἐπιστήμη τῶν τοῦ σώματος ἐρωτιϰῶν πρὸς πλησμονὴν ϰαὶ ϰένωσιν., t. 7, p. 229, Ed. Tauch., ρ. 186, Ed. Η. Steph.