Page:Histoire des premiers temps de la Grèce, Tome 1 (1822).djvu/412

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DE LA GRÈCE.

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Chalciopé, fille d’Eurypylus (1). Comme ces îles étoient voisines de celle de Rhodes, je serois porté à croire qu’Antiphus et Phidippus avoient passé dans l’Asie mineure avecTlépolème. Il y avoit en tout onze cent quatre-vingt-six vais seaux. Ceux des Bœotiens portoient chacun cent . vingt hommes (2) ; il n’y en avoit que cinquante sur · ceux de Philoctètes (3) : le terme moyen est quatre vingt-cinq, ce qui nous donne cent mille huit cent dix pour le total de l’arméé Grecque, nombre à peu près aussi considérable que celui des Grecs rassemblés à Platées pour combattre les Perses. Il est vrai que dans cette dernière occasion quelques peuples ne vouloient pas prendre les armes ; que d’autres, tels que les Thessaliens, les Bœotiens et la plupart des insulaires, les avoient prises pour les Perses. Mais les Grecs combattoient sur leur propre territoire qui étoit envahi ; ils avoient à défendre leur liberté et leur existence politique. Ils firent donc les derniers efforts, et personne ne fut dis pensé de marcher. Tandis que la guerre de Troie étant une expédition lointaine, et qu’on s’attendoit à voir durer plusieurs années, on avoit dû laisser dans chaque état des forces suffisantes pour le dé fendre contre une invasion quelconque ; et nous (1) Iliade, Liv. II, v. 676 (2) Homère, ibid., v. 51o. et suiv.

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| (3) Ibid., v. 719.