Page:Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, v9.djvu/234

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120 Histoire priiLosopffi<iue mfîtières premières & la main-d’œuvre étoient montées à û haut prix dans la Grande-Bretagne, que Tes négocians fe voyoient fiipplantés dans des contrées où ils n’avoient pas même éprouvé jurqu’alors de concurrence. Les bénéfices de Ton commerce avec toutes les parties du globe , ne s’élevoient pas annuellement au-defliis de cinquante-fix îTiillions ; &de cette balance il en failoit tirer trente- cinq pour les arrérages des fommes placées par les étrangers dans (qs fonds publics. Les refTorts de Fétat étoient forcés. Les mufcles du corps politique éprouvant à la fois une tenfion violente, étoient en quelque manière fortis de leur place. C’étoit un mom. ent de crife. Il failoit laifTer refpirer les peuples. On ne pouvoit pas les foulager par la diminution des dépenfcs. Celles que faifoit le gouvernement étoient nécelTaires , foit pour mettre en valeur les conquêtes achetées au prix de tant de fang , au prix de tant d’argent ; (bit pour contenir la maifon de Bourbon, aigriepar les humiliations de la dernière guerre , par les facrifîces de la derriièrepaix. Au défaut d’autres moyens po-iyc i