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AETIUS —

fils d’un soldat, et fut lui-même cultivateur, chaudronnier et oriëvre, avant d’exercer la profession de médecin et de se livrer à la dialectique. Il vécut d’abord à Antioche, sa ville natale, puis à Alexandrie, et, sousl’empereur Julien, à la cour de Constantinople. Il adopta les croyances des ariens, et enseignait que les actions des hommes, loin d’être libres, étaient dirigées par la fatalité ; il soutint en conséquence que la foi seule pouvait sauver, et que les œuvres étaient indifférentes. Reçu diacre, et sacré même évêque arien, il fut bientôt obligé de résigner cette dignité. Ses doctrines occupèrent plusieurs conciles, et il fut tour à tour condamné et réhabilité. Son principal ouvrage, Trecenta caplta defide, fat réfuté en partie par saint Épiphane. Les AëfÀens, ses disciples, formèrent pendant quelque temps une secte particulière. [Enc. des g. du m.] s. Atlianase , de Syn. — S . Épiphaae , Hssr., 76. - riiilostorg, liv. m et seq. — Socratc, liv. H et III. — Sozomène, liv. III et IV. — Théodoret, liv. II et 111.

Baro-

nius, Â. C. 3o6 et seq. — Herman, F^ies de S. Jthanase et de S. Basile.

  • AETTENKHOVER {JosepJi-Antome) , historien

allemand, mort à Munich en 1775, conseiller d’État et archiviste de l’électeur de Bavière. On a de lui une Histoire des ducs de Bavière depuis Othon le Grand de Wittelsbach ,

publiée sous ce titre : Kurzgefaszte Geschichte der Herzoge von Bayern ; Regensburg, 1767, in-8°.

E. D.

Catalogue Inédit de la Bibliothèque nationale. AFEB (DomUnis), que Quintilien nomme le plus grand orateur qu’U ait connu , et dont il nous a conservé, ainsi que d’autres auteurs anciens , quelques saillies , était né à Nemansus (Mmes), et remplissait. Tan 26 après J. - C, les fonctions de préteur. Il se rendit agréable à Tibère par l’accusation qu’il porta contre Claudia Pulchra, parente d’Agrippine, et ensuite contre son fils. H fit sa cour à Caligula en ne répliquant pas au discours dans lequel ce monstre, fils d’Agiippine , exhala son courroux contre le rhéteur. Rampant et artificieux , également prêt à excuser le pouvoir et à le servir par de fausses accusations , Domitius Afer mérita d’être flétri aux yeux de la postérité par les jugements sévères que Tacite, dans sa vertueuse indignation , porta contre lui. Son ouvrage De testibus, et ses discours, célèbres de son temps, ne sont pas pai-venus jusqu’à nous ; Quintilien en cite quelques fragments. Les traités de rhétorique anciens sont pleins de son éloge. [Enc. des g. du m.] Quintilien, Institut, orat., V, 7, 7 ; VI , 3, 42 ; X, 1,24, 118, etc., etc.

-

Tacite,Annal,IV, 52,66 ;XIV,19.— Dion Cassiiis, lib. XIX et XX. - Plin., Epist., VUI , 18.

  • AFESA (Pietro), surnommé Pietro délia

Basilicata, peintre napolitain, vivait vers le milieu du dix-septième siècle. Son chef-d’œuvre est ï Assomption qui décore le maître-autel de l’é-’

glise de’ Frali Conveniuali di Marsico Nuovo, à Naplcs.

Oominici, ntc de’ PHtori napoUtani. AFFICHAtlD

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AFFAiTATi (A7itoine-Marie), capucin, ué en 1660 , mort le 26 avril 1721. H vivait à Milan, où il était chargé d’assister les condamnés à mort. On a de lui : 1° Fiori Istorici, overo compendio d’erudizioni virtuose , e fatti illustri d’uomini grandi, antichi e moderni, sagri e profani, e loro detti memorahili ; Milano, 1711, in-fol. (une seconde édition plus complète a été pubhée en 1732, 3 vol. in-4° ) ; — 2° Memoriale catechisto, esposto aile religiose claustrali di qualunque ordine ; ibid., 1716 , in-4° ;

— 3°Il

Patriarca Davidico, spiegato nella vita e santita eminente di S. Giuseppe, sposo di Maria sempre Vergine ; Milano, 1716, in-8° ;

— i°Il

Caritativo assistente in pratica ; metodo per confortare ed ajutare i condannati a morte ad un felice passaggio, etc. ; Milano, 1719, in-8°. E. D.

Catalogue inédit de la Bibliothèque nationale. AFFAiTATi {Fortunio), physicien italien, né à Crémone vers la fin du quinzième siècle ,

mort en 1550. Il s’attira la bienveillance du pape Paul HT, auquel il avait dédié son omTage : PhysiCcC et astronomicee considerationes ; Venise, 1549, in-S". Après la mort de son protecteur, il se retira en Angleterre, et se noya dans la Tamise.

Mazzuclielli, Scritlori d’Italia.

Adelung, Supplé-

ment à Jocher, Allgem. Celehrten-Lexicon.

  • AFFAROSi (CamiZ^e), bénédictin, né en 1680

à Reggio en Lombardie, mort en 1763. Il s’occupa principalement de l’histoire de sa ville natale. On a de lui : Memorie istoriche del monastero di S. Prospero di Reggio ; 2 vol., Modène, 1733 et 1737, in-8° ; et Notizie istoriche délia cita di Reggio, in Lombardia ; Padine, 1755, in-8 °. Lonibardi, Storia délia letteratura italiana del secolo Xyill.

  • AFFELEN {Jean d’ ), publiciste de la fin du

seizième siècle. On a de lui m petit traité publié sous ce titre : Vir politicus ; Hanoviaî , 1599, in-12, reproduit dans un recueil d’obsei-vations politiques rassemblées par Laz. Zetzner à Strasbourg en 1610.

E. D.

Catalogue inédit de la Bibliolliéque nationale. AFFELMAN {Jean), théologien, né à Soert en Westphalie l’an 1588, professa pendant vingt et un ans la théologie à Rostock, où il mourut le 28 février 1624. Ses principaux ouvrages sont :

1° Syntagma de articulis fidei inter pontificios et calvinianos controversis ; — 2" De omnipotentia Christi secundum naturam humanam ; — 3" Deferendis hœreticis, non auferendis, etc. La modération des principes et l’indulgence philosophique d’Affelman doivent le faire distinguer de la foule des théologiens de son temps.

AFFICHARD ( Tliomas l’ ), littérateur français, né à Pont-Floh , diocèse de Saint-Pol-de-Léon, le 22 juillet 1698, mort à Paris le 20aoiU 1753. 11 écrivit des pièces pour plusieurs théâtres de Paris. Celles qui ont été représentées ont