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ABANO — ABARBANEL


1502, in-4° ; — 6° Diocnides, digestus alphabetico ordine ; Lyon, 1512, in-4° ; — 7° Heptameron ; Parisis, 1474, in-4° ; — 8° Textus Mesues noviter emendatus, etc. ; Venise, 1505, in-8° ; — 9° Decisiones physionomicæ, 1548, in-&° (la Bibliothèque nationale de Paris possède un ms. (n° 2598) de cet ouvrage, sous le titre Liber compilationis a Petro de Padua) ; — 10° Questiones de febribus ; Padoue, 1482, ms. n° 4872 de la Bibliothèque nationale ; — 11° Galeni tractatus varii a Petro Paduano latinitate donati, manuscrit de la bibliothèque de Saint-Marc à Venise ; — 12° Les éléments pour opérer dans les sciences magiques, manuscrit français de la bibliothèque de l’Arsenal à Paris.

Eloy, Dictionnaire historique de la médecine, article Apono. — L. Hain, Repertorium bibliographicum, art. Abano. — Mazzuchelli ; Raccolta d’opuscoli scientifici e filologici ; Venise, 1741. — Fabricius, Bibliotheca latina mediœ et infimæ latinitatis, t. V, p. 241. — Tiraboschi, Storia della letteratura italiana, t. V, p. 172. — Sprengel, dans Allgemeine Encyclopœdie. — F. Hoefer, Histoire de la Chimie, t. I.

ABANTIDAS, fils de Praséas, usurpa le souverain pouvoir à Sicyone, sa patrie, vers l’an 267 avant J.-Ç. Les citoyens assemblés avaient déféré le gouvernement à Clinias, le plus brave des Sicyoniens. Abantidas le fit assassiner, et poursuivit tous les parents et les amis de sa victime. Clinias avait un fils âgé de sept ans, nommé Aratus, qui échappa au massacre de tous ses proches en se réfugiant, au milieu du tumulte, dans la maison de Sozo, sœur du tyran. Bientôt Abantidas fut assassiné à son tour par les vengeurs de Clinias.

Plutarque, Aratus, 2, 3. — Pausanias, II, 8.

ABAQUA ou ABALA, mère de l’empereur Maximin, successeur d’Alexandre Sévère, était Alaine de nation ; elle épousa le Goth Mecca. C’est dans un village de la Thrace qu’elle donna le jour à Maximin, qui fut longtemps simple berger (Voy. Maximin).

ABARBANEL (Arabanel, Abrabanel, Isaac Barbanella), docteur célèbre de la seconde école rabbinique en Espagne, né à Lisbonne en 1437, mort en 1508. Il égala Maïmonide et Aben-Ezra en savoir et en réputation ; mais la fortune fut pour lui moins avare de ses faveurs. Alphonse V, roi de Portugal, lui facilita par sa protection l’accès des emplois et des honneurs. Cette bienveillance accordée à un savant juif par un prince chrétien devait blesser l’opinion dans cet âge d’intolérance ; aussi attira-t-elle sur Abarbanel les persécutions de l’envie. Haï depuis longtemps de Jean II, il perdit tous ses emplois et courut même risque de la vie, lorsque ce dernier succéda au roi Alphonse. Forcé de fuir en Castille, il y fut d’abord très-bien accueilli par Ferdinand et Isabelle, qui eurent recours à ses talents pour rétablir leurs finances délabrées. Mais l’on touchait, en Espagne, à l’époque fatale du triomphe de l’inquisition. Le fanatisme ayant prononcé l’expulsion des Juifs, ni les services, ni le mérite et la renommée d’Abarbanel ne purent le soustraire à la proscription générale. Il se retira d’abord à Naples, où il obtint la confiance du roi Ferdinand I. Charles VIII, roi de France, s’étant emparé du royaume de Naples à la mort de Ferdinand, Abarbanel s’enfuit en Sicile avec le successeur légitime de ce prince, Alphonse II, à qui il demeura fidèle. La mort d’Alphonse le contraignit encore à se réfugier à Corfou, de là dans la Pouille, et enfin à Venise ; il s’y concilia la faveur publique en terminant les contestations qui s’étaient élevées entre les Vénitiens et les Portugais, au sujet du commerce des épiceries. Ce fut dans cette ville qu’il mourut, à l’âge de soixante et onze ans. Au milieu des travaux et des soucis d’une vie si agitée, il avait toujours su trouver du temps pour l’étude de sa religion, de la philosophie et des lettres. Il a laissé de nombreux écrits, qui ont presque tous pour objet l’interprétation de la Bible, l’histoire du peuple juif, et la défense de ses croyances. On lui doit un récit historique des persécutions que les Juifs avaient éprouvées jusqu’au temps où il a vécu ; des dissertations sur le monde, le ciel et l’enfer ; une explication du livre d’Ézéchiel ; enfin des commentaires sur tous les livres historiques de l’Ancien Testament. On a remarqué que, dans l’un de ses livres, Abarbanel, bien qu’il ait joui souvent de la faveur des rois, avait manifesté des opinions très-républicaines. Les ouvrages de ce savant Israélite sont écrits en hébreu ; presque tous ont été traduits en latin par Buxtorf. Le Perosch al Hattorah ( Commentaire du Pentateuque) fut imprimé à Venise en 1579 ; le Perosch al Nebim Rishomim ( Commentaire sur les derniers prophètes) et le Perosch Nebim Acheroxim ( Commentaire sur les premiers prophètes) parurent dans la collection de Soncini ; Venise, 1520, in-fol. ; le Mushmia Jeshuala (le Prédicateur du salut), recueil de prophéties concernant le Messie, fut imprimé à Amsterdam en 1644, in-4° ; le Rosch Amana (Tête de la foi), expliquant les principes de la religion juive, parut à Venise, 1545, in-4°. — Abarbanel était fortement attaché à la foi de ses pères. Mais, quoiqu’il ne fût exempt ni d’aigreur ni d’irritation dans ses écrits, il se montra cependant toujours bienveillant dans ses relations personnelles avec les chrétiens. Les Juifs comptent Abarbanel au nombre de leurs hommes les plus illustres. Il laissa deux fils, dont l’un se distingua à la fois comme médecin et comme littérateur par un poème italien intitulé Dialogi d’Amore ; l’autre embrassa la religion chrétienne : le fils de ce dernier publia à Venise, en 1552, un recueil de lettres hébraïques. (Enc. des g. du m., avec add.)

Bartolocci, Biblioth. Mag. Rabb., III, 874, 888. — Wolf, Biblioth. Hebr., I, 627-640 ; III, 540-544 ; IV, 877. — Lelong, Biblioth. Sacra, II, 802. — Antonio, Biblioth. Hispana, I, 627 ; III, 663. — Bayle, Dict. historique et critique. — Etienne Souclet, Dissertations de critique et de chronologie, t. I, p. 343, éd. 1715. — Johann-Heinrich