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ABARBANEL — ABASCAL


Mal, Dissertatio historico-philologica de origine, vita et scriptis Isaaci Abrabanielis, Altorf, 1708, in-4°.

ABARCA (Don Joaquin), évêque de Léon, né en 1780 dans l’Aragon, mort en 1844. Hfiit un des chefs du parti de don Carlos en Espagne. En 1836 il fut arrêté près de Bordeaux par le gouvernement français, et exUé à Francfort, d’où il alla rejoindre le prétendant dans les provinces basques, avec des secoiu-s d’argent considérables que lui avait avancés le parti tory. Il tomba bientôt en [disgrâce, et mourut dans un couvent de carmes à Lanzo, près de Turin. ABARCA DE BOLEA T PORTUGAL (Don Jérôme de), seigneur aragonais du seizième oiècle, composa, en latin, une Histoire (ht royaume d Aragon, à laquelle l’historien Zurita a emprunté beaucoup de documents. Cette histoire est restée inédite.

Nicolas Antonio, Bibtiotheca Hispana Nova, I, 566.— Lalassa, Biblioteca nueva de los escritores Aragoneses, I, 119.

ABARCA {Pierre), jésuite espagnol, né à Jacaen 1619, mort à Valencia le 1"" octobre 1693. Il fut professeur de théologie à Salamanque, et maître de la corporation {maestro del gremio) de cette université. On a de lui quelques traités de théologie, etune histoire d’Aragon sous le titre de Los reyes de Aragon en Annales historicos distribuidos ; Madrid et Salamanque, 1682 et 1684, 2 vol. in-fol., ouvrage fort rare. Nicolas Antonio, Bibliotheca Hispana Nova, t. II, 164.

Latassa, Biblioteca nueva de los escritores Aragoneses. t. III, S7S. — Uztarroz et Dormer, Progressas de la historia en el reyno de Aragon, p. 302. ABARis, prêtre d’Apollon l’Hyperboréen, était Scythe, et vécut, suivant les uns, avant la guerre de Troie, et, suivant les autres, du temps de Pythagore. Il avait reçu, dit-on, de Dieu ,

outre l’esprit de divination, une flèche volante qui était d’or, selon Janiblique, et sur laquelle il traversait les airs. Il fit un voyage à Athènes en qualité d’ambassadeur de sa nation, dans un temps où une peste et une famine cruelle désolaient les nations. On lui attribua de très-grandes connaissances en médecine, et Platon le regarde comme un grand maître dans l’art des incantations.

Hérodot., lib. IV, c. xxxvi. — Pausanias, in Laconic.

— Suidas, in Abar. — Eusèbe, in Chronic. — Scholiast. Aristopiian., in Eqnit.

Jul. Firmic. Maternus, lib. III, c.II, —

Bayle, Dictionnaire critique.

Gottfried

Zapf, Dissertatio de Abaride ; h^&., 1706. — Olaus Celsius, Abaris Hyperboreus exercitio academico delinealus ; Cpsal, 1710.

ABAS, douzième roi des Argiens, fils de Lyncée et d’Hypermnestre. Il fut père de Prœtus et d’Acrisius, et aïeul de Persée. C’est de lui que les rois ses successeurs furent appelés Abantiades. Ens6be, in Cliron. — Pausanias, lib. II. ABASA, ABASSA OU ABAZA, paclia de Bosnie, né en 1617. Irrité contre Mustapha Y% il se révolta sous prétexte de venger la mort du sultan Osman, et fit passer au fil de l’épée un grand nombre de janissaires. Le mufti et le chef des janissaires profitèrent de cette rébellion pour K0i ; V. BIOGR, UNlVEIiS.

T. I.

déposer Mustapha, et pom* placer Amurat IV sur le trône. Quelque temps après, le sultan se réconcilia avec Abasa, et l’envoya, en 1634, à la tête d’une armée de soixante mille hommes ,

contre les Polonais, Abasa fut ensuite envoyé contre les Perses, et mourut bientôt après, aux environs de Van.

Hamraer, Histoire de l’Empire ottoman. ABASCAL (Don José Fernando), vice-roi du Pérou, né à Oviédo en 1743, et mort à Madrid le 30 juin 1821. Entré au service militaire en 1 762, il resta vingt ans dans les grades inférieurs, fut promu colonel en 1793, puis brigadier pendant la guerre avec la France. En 1796 il fut envoyé, comme lieutenant de roi, à Tile de Cuba, et eut part à la défense de la Havane contre les Anglais. Appelé peu de temps après au commandement général et à l’intendance du royaume de la Nouvelle-Galice, Abascal déploya dans ce poste tant de talents et d’activité, qu’il mérita d’être nommé vice-roi du Pérou. Le temps approchait où, par suite des événements survenus en Espagne, une vaste insurrection allait changer la face de l’Amérique du sud. Abascal, qui, dans la traversée pour aller prendre possession de sa nouvelle charge, était tombé aux mains des Anglais, eut encore, après s’en être échappé, les plus grands obstacles à vaincre pour se rendre au Pérou. Les observations qu’il eut l’occasion de faire dans ce voyage lui furent plus tard d’un grand avantage. Joignant la fermeté à la prudence, il réussit à se concilier la confiance générale, en même temps qu’il parvint à donner une direction utile à l’activité d’une foule de partisans. La ville de Lima, constamment florissante malgré les troubles qui agitèrent le Pérou, vit s’élever dans son sein beaucoup d’établissements d’utilité publique, des écoles gratuites d’enseignement élémentaire, une académie de dessin ,

et des chaires de médecine et de chirurgie. De nombreuses améliorations furent également opérées par Abascal dans l’organisation administrative et judiciaire, et surtout dans celle de la police intérieure. Ces soins toutefois ne détournèrent pas son attention des affaires du dehors. Il forma, sous le nom de volontaires de l’Union espagnole du Pérou, un corps militaire destiné à maintenir l’esprit de concorde entre les Espagnols et les Américains.

L’invasion de l’Espagne par Napoléon, en 1808, avait fait naître dans les colonies de l’Amérique deux partis rivaux, celui de Napoléon qui voulait s’affranchir de toute soumission à la métropole, et celui de l’ancienne djrnastie représenté par les cortès. Abascal traçait lui-même les plans de toutes les expéditions militaires, lorsqu’il ne les dirigeait pas en personne ; et, des ateliers qu’il forma pour la fabrication des munitions de guerre, sortit une partie des approvisionnements qui servirent aux Espagnols dans leur mémorable lutte contre Napoléon. En reconnaissance de tant de services, les cortès, par un décret