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ALEXANDRE (Princes anciens,égypte, epire, judée)

tégories, comprenant successivement 1° les princes anciens et modernes, par ordre alphabétique de pays ; 2° les papes, les saints et patriarches ; 3° les Alexandre littérateurs, artistes, savants, depuis l’antiquité jusqu’au seizième siècle (par ordre chronologique) ; 4° les Alexandre, depuis le seizième siècle jusqu’à nos jours, par ordre alphabétique des prénoms, à l’exception des vivants, qui sont placés les derniers.

Les renvois sont tout à fait à la fin.

I. Les Alexandre anciens.
A. Alexandre d’Égypte.

ALEXANDRE, nom de deux rois d’Égypte, du premier siècle avant l’ère chrétienne. Clinton admet un troisième Alexandre, qui aurait possédé une partie de l’Égypte au commencement du règne de Ptolémée Aulètes; mais le fait est douteux.

ALEXANDRE Ier, roi d’Égypte, mort vers 85 avant J.-C. Il était fils de Ptolémée-Évergète II, surnommé Physcon, et de Cléopâtre. Physcon mourut en 117 avant J.-C, laissant sa femme libre de choisir un successeur. Elle désigna son fils cadet, Ptolémée-Alexandre ; mais le peuple obligea de remettre le sceptre à son fils aîné Lathyrus, qui régna sous le nom de Ptolémée-Soter II. Alexandre reçut de sa mère le royaume le Chypre, il fut, en 107 avant J.-C, rappelé en Égypte par suite d’une révolution suscitée par Cléopâtre, et partagea, pendant dix-huit ans, le trône avec sa mère. Son frère fut envoyé à sa place dans l’île de Chypre. Alexandre, voulant être seul souverain, fit assassiner sa mère ; mais, six mois après ce parricide, il fut chassé par le peuple, qui rappela Lathyrus. Alexandre se retire de nouveau à Chypre, et périt, peu de temps après, dans une bataille navale contre Chéréas.

Porphyre, dans Eusèbe. — Justin, XXXIX, 3-5. — Pausanias, I, 9. — Clinton, Fasti Hellenici.

ALEXANDRE II, roi d’Égypte, mort vers 80 avant J.-C H était fils du précédent. Ptolémée-Lathyrus (voyez, l’article précédent) mourut en 81, en désignant comme successeur sa fille Cléopâtre ou Bérénice. Son neveu Alexandre II, alors à Rome, fut envoyé par Sylla pour reprendre possession du royaume d’Égypte. A son arrivée, il épousa sa sœur Cléopâtre, qui était depuis cinq mois sur le trône, et se l’associa à l’empire. Dix-neuf jours après, il l’assassina. Il fut alors lurmême arraché de son palais et mis à mort par le peuple d’Alexandrie.

Porphyre, dans Eusèbe. — Clinton, Fasti Hellenici, III, 390.

B. Alexandre d’Épire.

ALEXANDRE, nom de deux rois d’Épire, antérieurs à l’ère chrétienne.

ALEXANDRE Ier, roi d’Épire, mort vers 328 ayant J.-C. Il était fils de Néoptolème et frère d’Olympias, épouse de Philippe, roi de Macédoine. Son beau-frère lui donna l’Épire après la mort d’Arymbas, au préjudice d’Éacide, héritier légitime. Il lui accorda en outre la main de sa fille Cléopâtre, et fut tué lui-même dans les fêtes qui eurent lieu à cette occasion (336 avant J.-C). Un oracle ayant prédit qu’Alexandre finirait ses jours près d’un fleuve nommé Achéron, ce prince sortit de son pays pour éviter ce fleuve qui y coule, et marcha au secoms des Tarentins, attaqués par les Brutiens, les Lucaniens et les Samnites. Il les vainquit dans une grande bataille, l’an 332 avant J.-C Quelques années après, ces peuples ayant repris les armes, Alexandre repassa en Italie, oîi il fut défait et tué sur les bords d’un autre fleuve Achéron. Il laissa un fils, Néoptolème, et une fille, Cadmée. Il existe de cet Alexandre des médailles d’or et d’argent.

Tite-Live, III, 17, 24. — Justin, VIII, 6 ; IX, 6 ; XII, 2 ; XVII,3. — Strabon, VI. — Aulu-Gelle, XVII, 21. — Orose. III. — Mionnet, Médailles antiques.

ALEXANDRE II, roi d’Épire, monta sur le trône en 272 avant J.-C, et mourut 242 avant J.-C. Il était fils de Pyrrhus et de Lanassa. Pour venger son père, tué dans un combat contre Antigone Gonatas, il entra en Macédoine tandis que celui-ci faisait la guerre aux Athéniens, et s’empara facilement de ce pays par la défection des troupes de son ennemi. Mais Démétrius, fils d’Antigone, quoique fort jeune encore, rassembla une autre armée, avec laquelle il chassa Alexandre non-seulement de la Macédoine, mais encore de l’Épire, et le força à se réfugier chez les Acarnaniens. Avec l’aide de ce peuple et de ses sujets, Alexandre reconquit l’Épire. Il épousa Olympias sa sœur, et en eut trois enfants : Ptolémée, Pyrrhus et Phthie, qui épousa plus tard Démétrius. Alexandre avait fait sur la tactique un ouvrage qu’Arrien et Élien citent avec éloge, mais qui ne nous est pas parvenu. On a de lui plusieurs médailles d’argent et de cuivre. La tête y est coiffée de la peau d’une tête d’éléphant.

Polybe, II, 45 ; IX. S4. — Justin, XVII, 1 ; XXVI, 2 ; XXVIII, 1.

C. Alexandre de Judée.

ALEXANDRE JANNÉE (Άλέξανδροζ ‘Iavvaïοζ), roi de Judée, mort l’an 78 avant J.-C. Il succéda, l’an 105 avant J.-C, à son frère Aristobule. Profitant des guerres civiles qui divisaient la Syrie, il vint mettre le siège devant Ptolémaïs, et envoya des détachements pour surprendre Dora et Gaza ; mais il se vit bientôt obligé de courir à la défense de son royaume attaqué par Ptolémée-Lathyrus, alors roi de Chypre, qui le défit sur les bords du Jourdain (101 avant J.-C.). Alexandre fut secouru par la propre mère de Ptolémée, qui avait exilé son fils eu Chypre. Après avoir conclu avec elle une alliance à Scythopolis, il recommença ses attaques : il prit Gaza, réduisit la ville en cendres et égorgea les habitants ; il châtia de même quelques autres places qui avaient assisté Ptolémée. De retour â Jérusalem, il fut si mal accueilli des pharisiens et du peuple,