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Pausanias doit avoir vécu vers la 128e olympiade.

Pline, Hist. nat., XXXIV, 19. — Pausanias, VI, 3. — Thiersch, Epochen der bildenden Kunst unter den Griechen. — Sillig, Catalogus artificum.

* ALEXIS, poëte grec comique , mort vers l’an 290 avant J.-C, à un âge très-avancé. Il était, selon Suidas, l’oncle du comique Ménandre et l’un des poètes les plus féconds de la Grèce. On porte le nombre de ses comédies à deux cent quarante-cinq. Il avait la réputation d’exceller dans la composition des rôles de parasites. Les comiques romains l’ont souvent imité. Athénée nous a conservé les titres et quelques fragments de plus de cent comédies de ce poëte : elles traitaient des sujets mythologiques et d’histoire contemporaine ; celle où il est question du mariage de Ptolémée Philadelphe est intitulée Hypobolymœus. A. Meineke a recueilli les fragments d’Alexis dans Fragmenta comicorum grœcorum.

Fabricius, Biblioth. Graeca, II, 406. — A. Meineke, Historia critica comicorum grœcorum, p. 374. — Bode, Geschichte der Dramat. Dichtkunst der Hellenen, II, 405.

ALEXIS (del Arco), peintre espagnol, né à Madrid en 1625, mort dans sa ville natale en 1700. C’était un habile coloriste, mais son dessin manque de justesse. Il est aussi connu sous le nom d’el Sordillo de Pereda, parce qu’il était sourd et muet, et que Pereda fut son maître. Il fit, outre un grand nombre de portraits, plusieurs tableaux d’église pour sa ville natale. On cite principalement une Assomption et une Conception, exécutées, lorsqu’il était très-jeune, pour le cloître des Trinitaires déchaussés. La chapelle de Notre-Dame de la Novena fut peinte en entier de sa main, et la chapelle del Santo-Christo, dans l’église de San-Salvador, possède de lui une Sainte Thérèse estimée. Sa femme, qui était très-avare, faisait exécuter, par des élèves d’Alexis, des tableaux qui se vendaient sous son nom, et qui nuisaient à sa réputation. Son chef-d’œuvre est un Baptême de saint Jean-Baptiste, qui se trouve dans l’église de ce saint à Tolède.

Bermudez, Diccionario, etc. — Durdent, dans la Biographie universelle.

ALEXIS {Guillaume), savant bénédictin, vivait vers la fin du quinzième siècle et au commencement du seizième. Il fut surnommé le bon Moine de l’abbaye de Lyre, dans le diocèse d’Évreux, et devint ensuite prieur de Bussy, dans le Perche. On ignore les dates précises de sa naissance et de sa mort en 1486. Il fit un pèlerinage à Jérusalem, et y tomba, dit-on, victime de la persécution des Turcs. Les ouvrages qui restent de lui sont : 1° le Passe-temps de tout homme et de toute femme, avec l’A, B, G des doubles, le tout en vers ; Paris, sans date, in-8° et in-4° ; — 2° le Grand Blason des faulces amours, in-4° en caractères gothiques ; Paris, in-16, sans date, et in-4°, 1493 ; Lyon, in-4°, 1506, et à la suite des Quinze joies du mariage ; la

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Haye, 1726 et 1734, in-12 : la Fontaine en admirait la versification ; — 3° le Contre-blason des faulces amours, intitulé le Grant Blason d’amours spirituelles et divines, avec certaines épigrammes, etc. ; Paris, sans date, in-8°, et in-16 goth. ; — 4° le Dialogue du Crucifix et du Pèlerin, composé en Hyerusalem l’an 1486, etc. ; Paris, Guill . Eustache, 1521, in-8° ; — 5° le Loyer des folles amours, et le Triomphe des Muses contre amour, à la suite des Quinze joies du mariage, dans les deux éditions déjà citées ; — — 6° le Passe-temps du prieur de Bussy et son frère le cordelier, etc. ; Rouen, in-8°, sans date ; — 7° le Miroir des moines ; Rouen, sans date ; — 8° le Martyrologe des fausses langues, et le chapitre général d’icelles tenu au temple de Danger, faits par couplets, etc. ; Rouen, in-4°, sans date ; et Paris, Lambert, 1493, in-4° ; — 9° Quatre chants royaux qui se trouvent parmi les Palinodes, etc., imprimés in-4° à Paris, à Rouen, à Caen, sans date.

La Croix du Maine et Du Verdier, Bibliothèques françaises. — Goujet, Bibliothèque française.

ALEXIUS (Aristenus), jurisconsulte distingué, vivait vers 1130. Il fut chef des ecdiques, ἓκδικοζ, c’est-à-dire des syndics des communes, et écrivit, comme Zonaras, des scholies sur la collection des canons. On lui a aussi attribué par erreur un Extrait d’anciennes lois ecclésiastiques. Ses scholies se trouvent à la suite de celles de Zonaras, dans la collection de Beveridge.

Schœll, Histoire de la littérature grecque, VII, p. 241.

ALEXIUS (Gaspard), ministre protestant, né dans le canton des Grisons en 1578, mort à Genève en 1626, enseigna la philosophie et la théologie dans cette ville pendant seize ans. On a de lui Dissertatio physica de mixtura ; Genève, 1625, in-4°.

Sennebler, Histoire littéraire de Genève.

ALEYN (Charles), poëte anglais, né dans la seconde moitié du seizième siècle, mort en 1640. Il fut élevé à Cambridge, et vint à Londres, où en 1631 il publia deux poëmes sur les batailles de Poitiers et de Crécy. Il composa en 1638 un autre ouvrage en vers en l’honneur du roi Henri VII, sous ce titre : Histoire du sage et heureux prince Henri VIIe du nom, roi d’Angleterre, avec la fameuse bataille donnée entre ce roi et Richard III, près de Bosworth. Ce sont de froides épopées, dont quelques vers énergiques ne rachètent pas l’emphase monotone. Outre ces trois poëmes, il composa des vers imprimés en tête des ouvrages de quelques écrivains : on les trouve, entre antres, dans les éditions des pièces dramatiques de Beaumont et Fletcher. En 1639, il publia le roman d’Euryate et Lucrèce, par Æneas Sylvius, traduit du latin en anglais.

Winstanley, Lives of the poets, 1687. — Biographia Britannica.

* ALF ABDAL BALKHI, poëte perse, florissait