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951 ALF ABDAL BALKHI — ALFARO 952
à Ispahan vers la fin du quinzième siècle et au commencement du seizième. Il écrivit plusieurs satires et pièces burlesques, qui n’ont pas été imprimées.

Hammer, Geschichte der schönen Redékünste Persiens, p. 366.

* ALFANDARI (Khajim ben Yacob), rabbin de Constantinople, vivait au commencement du dix-huitième siècle. Il a écrit des commentaires bibliques, sous le titre de Questions et Réponses, ouvrage imprimé à Constantinople par Naphali ben Azariah, de Wilna, et par Jonas ben Jacob, en l’an du monde 5470 (1710 de J.-C), in-fol. — Le frère d’Alfandari, Elie ben Yacob, a publié aussi quelques commentaires, imprimés à Constantinople en 1719, in-fol.

Wolf, Biblioth. Hebr., III, p. 352.

* ALFANI, nom de deux peintres italiens, Domenico di Paris, mort vers 1540, et Orazio di Paris, mort en 1583, fils et non frère (comme on l’a dit par erreur) du premier. Les tableaux du premier (la Vierge Marie, Sainte Elisabeth, Saint Jean, etc., dans la galerie de Florence) ont la plus grande ressemblance avec les premières peintures de Raphaël, et ont été souvent confondus avec ceux du fils. On cite, comme chefs-d’œuvre du dernier, la Naissance de Jésus, et quelques Madones dans les couvents de Saint-François et des Augustins, à Pérouse.

Morelli, Descrizione delle pitture e scolture della città di Perugia. — Mariotti, Lettere pittoriche perugine. — Lanzi, Storia pittorica.

ALFARABIUS, OU ALFABABI (Abou-nasr Mohammed ibn-Tarkhan), philosophe arabe, né à Farabe (aujourd’hui Othrar), ville de la Transoxiane, sur les bords du Yaxarte, vers la fin du neuvième siècle ; mort à Damas l’an 339 de l’hégire (950 de J.-C). C’est du lieu de sa naissance qu’il a pris le surnom sous lequel nous le connaissons. Turc d’origine, il s’éloigna de sa patrie pour acquérir une parfaite connaissance de l’arabe et des ouvrages des philosophes grecs. Il vint d’abord à Bagdad, où il étudia la philosophie sous un célèbre docteur chrétien, nommé Abou Bachar Mattey, de qui il nous reste une traduction arabe de quelques écrits d’Aristote. Après un court séjour dans cette ville, il se rendit à Harran, et y étudia la logique sous Jean, médecin chrétien. Alfarabius surpassa en peu de temps les meilleurs disciples de Jean ; il vint ensuite à Damas, de là en Egypte, et retourna enfin à Damas où le retinrent jusqu’à sa mort les bienfaits de Seïf-ed-Daulah, prince de cette ville. « Alfarabius, dit un biographe arabe, menait une vie très-retirée, méprisait le monde, et ne prenait aucun soin d’acquérir des richesses ; il avait trouvé l’art de charmer sa vie par son ardeur pour l’étude. » Deux ouvrages ont principalement établi sa réputation : l’un est une encyclopédie (Ihsa-él-o’loum), où il donne une notice et une définition de toutes les sciences et de tous les arts ; cet ouvrage se trouve manuscrit (n° 643)


à l’Escurial ; l’autre est un traité de musique (Istikasat-ilm-musike, Éléments de musique), où il explique les sentiments des théoriciens, fait voir leurs progrès, corrige leurs erreurs, et supplée à l’imperfection de leur doctrine (ms. 906 de l’Escurial) ; on y trouve la notation musicale des Arabes, et trente figures d’instruments de musique? Il résulte de ce traité, consulté par Andres (Origine e progressi d’ogni letteratura, DC, 122), et par Laborde (Essai sur la musique ancienne et moderne, I, p. 177-182), que la nomenclature des notes do, mi, ré, fa, sol, si, ut) a été empruntée, en grande partie, aux Arabes de l’Espagne. Cependant, selon Kosegarten, les principes de la musique arabe sont calqués sur ceux de la musique grecque.

On a publié d’Alfarabius : 1° une partie du traité de musique, traduction latine de Jérôme de Prague ; — 2° deux petits traités, l’un Sur ce que les étudiants doivent savoir avant d’aborder la philosophie d’Aristote ; l’autre, intitulé Oyoun-almasayel (Fontes quaestionum), texte arabe, avec une traduction latine et des notes : Documenta Arabum ex cod. ms., edidit Aug. Schmœlders, Bonn, 1836, in-8°.

Aboulfaradje, Hist. Dynast., p. 315. — Ibn Abi Ossaybi’ah, Vie des médecins arabes, ms. n° 673°, suppl. des mss. arabes de la Bibl. nation. — Casiri, Biblioth. arab. hisp. Escur., 1, 190. — D’Herbelot, Bibl. orient., article Farabi. — Rossi, Dizionario storico degli autori arabi, p. 71. — M. Reinaud, Géographie d’Aboulféda. t. I, Introduction.

* ALFARAZDAK, c’est-à-dire le Gros, surnom d’un célèbre poëte arabe dont le véritable nom était Abou-firas Hamam Ibn Ghalib. Il mourut à Basrah entre l’an 110 et 114 de l’hégire (728-733 de J.-C). Ses écrits, fort estimes des Arabes, furent réunis en un Divan ; mais nous ne les connaissons que par les extraits qu’en a donnés Al-tha’â-lebi dans ses Vies des poètes arabes, et par Ibn Khallekan.

Ibn Khallekan, Biographie des Arabes célèbres. — M. Caussin de Perceval, dans le Journal asiatique.

* ALFARO (François), célèbre orfèvre espagnol, vivait à Séville dans la dernière moitié du seizième siècle. Il fit, en 1586, un tabernacle en argent pour l’église de Saint-Jean à Maixhena, et un autre, en 1596, pour la cathédrale de Séville. Ce dernier est un chef-d’œuvre pour la netteté du dessin et la finesse de l’exécution.

Bermudez, Dictionario historico de los mas ilustres profesores de las bellas artes in Espana.

ALFARO Y GOMEZ (don Juan de), peintre espagnol, né à Cordoue en 1640, mort en 1680. Il eut pour premier maître Castillo ; puis il vint se perfectionner à Madrid dans les ateliers de Vélasque, qni lui procura la permission de pouvoir travailler d’après les tableaux du Titien, de Rubens et de Van-Dyk, conservés dans les palais royaux. Cette étude lui fit acquérir un brillant coloris : quant à son dessin, il se ressent de la décadence de l’art à cette époque. Ses progrès lui donnèrent beaucoup de présomption ; cela froissa son vieux maître Castillo, qui mit au