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[ÔâS ZURËARAN

nonté iui’un dne/diez lord Elcho, une Vierge ians la gloire ; chez M. Baring, un Moine ; ■Met M- Stirling, Sainte Juste et sainte Ruîne, le Mariage de sainte Catherine ; chez l. Chenëy.Mrt Moine tenant un crucifix ; chez M. Bankes, Saint Juste tenant un vase plein feau. L’ancien musée Standish augmenté par e roi Louis-Philippe contenait : Saint François aux stigmates , la Vierge et V Enfant fésus environnés d’anges, le Martyre de mint Julien, et Notre-Dame de Pitié ayant à ses pieds un cardinal et un chartreux. E. A.

Paloralno de Castro y Velasco , El Miiseo pictorico ; Madrid , ni6-17î4, S voL In-fol. — Marlanu Lopez Aguado, El real rniiseo ; Madrid, 1835. — Ccan Bîrniiides, Diccionario historieo de los mas iluttres profesores de las bellas-artei en Espafia. — QiillUet, Dict. lies peintres eapaçinols.— Viardot, Musées d’Espagne. — Kd. Laforge, Des arts et des artistes en Espagne ; Lyon, 18Ï9, In-S». — Ch. Blanc, /Jistoire des peintres, n" iiî. ZCRITA (Geronimo), historien espagnol, iné le 4 décembre 1512, à Saragosse, où il est mort, le 31 octobre 1580. D’une noble et ancienne famille originaire d’Aragon , il fit de brillantes études à l’université d’Alcala, oui ! eut pour professeur de latin et de grec le célèbre Nunez de Guzman (el Pinciano). Son mérite, secondé par le crédit de son père , attira l’attentioa de Charles-Quint, qui le nomma en 1530 gentilhomme de sa chambre. Il était, depuis la mort de son beau-père, secrétaire de l’inquisition à Madrid lorsqu’il fut remplacé par Ferdinand Valdès (1547), et désigné à l’unanimité par les cortès d’Aragon pour remplir la charge d’historiographe (1548), qu’ils venaient de créer. Dès ’ ;e moment il se dévoua tout entier à l’accomplissement de cette grande tâche. Après avoir parcouru l’Aragon, il passa e» Italie, en Sicile, et consulta soigneusement les archives , tant publiques que particulières, de ces deux pays (1550). A peine monté sur le trône, Philippe II le chargea de recueillir tous les papiers secrets qui ont formé depuis le célèbre dépôt de Simancas. En 1567, Zurita fut nommé secrétaire du cabinet, et deux ans après le cardinal Espinosa , alors président du saint-office, le chargea de recevoir de la bouche même du monarque la réponse à toutes les questions qui lui seraient soumises par l’inquisition. Tout le reste de la vie de Zurita paraît avoir été consacré à la rédaction de ses Annales, qui ne l’occupèrent pas moins de trente ans. Il mourut à soixante-huit ans , dans le couvent des Hiéron} mites de Santa-Engracia , où il s’était retiré depuis quelques années, et dont, quoique séculier, il suivait la règle. Il avait légué sa riche bibliothèque aux charireux de la Mai.son-Dieu, près de Saragosse. La plus grande partie des livres fut transportée à l’Escurial, en 1626. Zurita a encouru comme historien le reproche de prolixité, par le soin minutieux qu’il porta dans la partie de ses investigations relative aux premières et moins importantes périodes. Il n’est [)as d’écrivain espagnol plus

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dégagé des préjugés de religion ou de parti. Il apporte dans l’examen des preuves historiques un calme impartial également éloigné d’une légèreté téméraire et d’une crédulité aveugle. Ou a de lui : Anales de la corona de Aragon ; Saragosse, 1562-79, 6vol. in-fol. ; ibid., 1585, 6 vol. in-fol., corrigée el augmentée par le fils de l’auteur ; ibid., 1610-21, 7 vol. in-fol., avec un index très-ample rédigé par les jésuites. Ces annales comprennent tous les temps écoulés depuis la ruine du califat de Cordoue jusqu’à la mort de Ferdinand le Catholique ; — Indices reruHi ab Aragoniœ regibus gestarum ab initiis regni ad annum 1410 ; ibid., 1578, in-fol. : la première partie contient un abrégé des Aîviales, la seconde l’histoire de la conquête de ia Sicile par les Normands, dont il avait découvert le manuscrit ; — Progressas de la historia en el reyno de Aragon, 1512-1580 ; ibid., 1580, in-fol. : suite des Annales ; — Hisloria del rey D. Henrtque III de Castilla, ms. ; — des Notes grammaticales sur Yllinéraire d’Antonin, publiées dans l’édition de Schott, 1544, in-80. E. B — T.

Antonio, Uibl liisp. iwva. — .rabrosio Morales, Jpo-Ingia pro Arugoniœ rcgni Annalibas. — Dormcr, Eloyios de Ger. Zurita, à la tète des Progressas — Prescolt, Ferdinand et Isabelle, î« part., ch. l". — Ticknor, IJist. of spanish liter., t. III,

zuRLO {Giuseppe, comte), homme d’État italien, né en 1759, à Naples, où il est mort, le JO novembre 1828. Il reçut une éducation distinguée et fréquenta la société des savants. A vingt ans il entra au barreau. Désigné en 1783 pour accompagner Pignatelli dans les Calabres, il assista, mais sans pouvoir s’y opposer, à l’odieuse rapacité de ce favori de la reine, qui acheva de ruiner ces provinces au lieu de les relever des désastres qu’y venaient de causer des tremblements de terre. Ses rapports éloquents furent remarqués, et lui valurent h son retour un poste honorable dans la magistrature. II venait d’être nommé en 1798 directeur des finances lorsque l’arrivée des Français l’exposa aux plus grands périls. La populace se porla h son hôtel , le ravagea de fond en comble, et l’aurait massacré lui-même si les chefs de la municipalité ne se fussent emparés de sa personne et ne l’eussent mise en sûreté dans un fort sous prétexte de l’emprisonner. Au retour du roi, il reprit son posté au ministère des finances, et fut assez habile pour rétablir la confiance. Son zèle ne l’empêcha pas d’être destitué quelque temps après et enfermé au fort de l’Œuf. On l’accusait d’avoir fait pillier des diligences chargées d’or des particuliers. Le ministre Acton mil tout en œuvre en cette occasion pour le perdre. Zurlo se disculpa sans peine d’un haut fait dont l’auteur n’était autre que la reine Marie-Caroline. En 1^06 il suivit la cour à Palerme, mais en 1809 il revint à Naples, sous prétexte que les biens de sa famille étaient menacés d’un séquestre général. Le roi Murât le nomma successivement conseiller d’État, ini-