Page:Hoffmann - Contes fantastiques,Tome 2, trad. Egmont, 1836.djvu/355

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LE MAGNÉTISEUR.

SCÈNES DE LA VIE PRIVÉE.


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Songe, mensonge.


Les rêves sont de l’écume, dit le vieux baron en étendant la main vers le cordon de la sonnette pour que le vieux Kaspar vînt l’éclairer jusqu’à sa chambre à coucher ; car il était tard, un vent piquant d’automne pénétrait dans le vaste salon d’été mal garanti, et Maria, étroitement enveloppée dans son châle, les yeux à demi-fermés, semblait ne pouvoir plus résister à l’envie de dormir.

« Et cependant, reprit-il avant d’avoir sonné, et le corps penché en avant hors du fauteuil, les deux mains appuyées sur ses genoux, et cependant je me souviens de bien des rêves extraordinaires que j’ai faits étant jeune ! — Eh ! mon excellent père, s’écria