Page:Huard - Labrador et Anticosti, 1897.djvu/385

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
367
NATASHQUAN

F.-X. Couture, 1886-89.

Ab. Vaillancourt, 1889-92.

J.-C. Simard, 1892-94.

J.-F.-R. Gauthier, 1894-96.

Jos. Savard, 1896.

En l’année 1872, la population de Natashquan se composait d’au moins quarante familles, et comptait 243 personnes, dont 156 communiants. Et puisque nous sommes en frais de statistiques, ajoutons que le territoire confié au missionnaire, qui s’étendait depuis le Grand-Watsheshoo jusqu’au Blanc-Sablon, était peuplé — sans compter les protestants — d’environ 615 catholiques, répartis en 115 familles. Le nombre des communiants était de 450.

En ce temps-là, l’administration spirituelle de la Côte Nord avait été confiée à l’évêque de Rimouski, Mgr J. Langevin, qui, en sa qualité de vicaire général du Havre-de-Grâce, Terre-Neuve, donnait au missionnaire les pouvoirs nécessaires pour exercer le saint ministère même au delà de Blanc-Sablon, sur la partie du Labrador qui relève du gouvernement de Terre-Neuve. Le missionnaire canadien, quand il se trouvait à l’extrémité est du territoire qui lui était confié, pouvait rendre de la sorte d’importants services, en certains cas, aux familles catholiques qui résident près de la frontière. — J’ai vu dans les archives de Natashquan des actes de baptême, etc., qui concernent des familles du Labrador terre-neuvien. Comment aura-t-on l’idée, dans un ou deux siècles, de venir chercher ces documents à Natashquan ? J’imagine qu’il n’en faudra pas davantage pour dérouter complètement des arrière-neveux qui remueraient ciel et terre afin de recueillir la succession de quelque « grand-oncle d’Amérique ». — La sympathie que je ressens pour ces Européens de l’avenir, et le désir de les obliger m’ont poussé à inscrire dans ce modeste écrit un renseignement qui, s’il les met sur la bonne piste, sera pour eux d’un prix inestimable.