Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Choses vues, tome II.djvu/373

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LE MANUSCRIT
de
PARIS.


Le titre, dont nous donnons le fac-similé page 299, nous renseigne déjà sur le travail de Victor Hugo ; il a retouché, en avril 1867, son manuscrit terminé en décembre 1866 ; ces retouches, faites à l’encre rouge, consistent surtout en ajoutés, mais ce manuscrit a dû, avant avril 1867, être retouché séance tenante, au courant de la plume, car on ne constate dans les remaniements, les ajoutés et les corrections à l’encre noire aucune différence d’écriture entre le texte primitif et le texte modifié.

Quarante-quatre pages de fort papier de fil bleuté, grand format (40 centimètres de hauteur sur 30), paginées pour la plupart alphabétiquement, composent ce manuscrit. La deuxième série alphabétique, A² B², etc., s’arrête à la lettre I² ; la première revision a entraîné la suppression de quelques feuillets chiffrés et l’addition de quelques autres ne portant pas de pagination. Les titres des parties et les chiffres des divisions sont souvent tracés au crayon, quelquefois repassés à l’encre.


I. L’Avenir. — Le premier feuillet est presque une mise au net, quelques lignes ajoutées en marge, mais dès la seconde page, les ratures, les surcharges, les additions, les notes (encerclées d’encre rouge) abondent.


II. Le Passé. — Ce chapitre a dix divisions. Nous en retrouvons le titre écrit au crayon en marge du feuillet H, contenant la troisième division ; après le titre, le texte de la première division offre de fréquentes interversions, mais sans changements importants, le tout biffé ; à noter ces deux lignes, rayées aussi mais qui n’ont pas été reproduites dans le texte définitif :


La fatalité géographique existe. La terre n’est pas faite comme elle est pour rien.


La cinquième division (feuillet J) est indiquée par le chiffre 5, dans une phrase écrite en marge au milieu d’ajoutés en tous sens ; parmi ceux-ci, trois à l’encre rouge, dont un, oublié ou négligé, donne le nom de la femme de « Gilles le Maîstre, premier président du Parlement de Paris » ; sa femme se nommait Marie Sapin. Les lignes suivantes, écrites à l’encre rouge et relatives à Brunehaut, tiennent aussi dans un petit cercle à l’encre rouge, mais on y remarque des corrections à l’encre noire, ce qui fait supposer qu’après avoir « retouché » son manuscrit en avril 1867, Victor Hugo l’aurait corrigé avant de le livrer à l’impression. Ce n’est d’ailleurs pas le seul exemple que nous ayons.