Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome II.djvu/36

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[Pour Madame Victor Hugo.]


Mon cher ami,

M. Rivière a été obligé de partir sans avoir eu le temps de vous faire ses adieux. Il me charge de vous en faire part. Du reste, il se propose de vous écrire lui-même dès qu’il aura un instant à lui, et ce sera un bonheur pour lui de vous dire tout ce dont son cœur est rempli pour vous.

N’ayant pu retrouver la portière au moment de son départ, il vous prie d’avoir la bonté de lui donner de sa part, comme gratification, cinq francs que Mme Rivière vous remettra la première fois que vous la verrez. Vous serez bien aimable de dire à Mme Rivière que son mari se porte bien, qu’il l’embrasse tendrement ainsi que sa fille et ses fils, et qu’il leur écrira à tous bientôt.

M. Rivière vous envoie son meilleur serrement de main.

Albert Durand.


Dimanche 7 [décembre 1851].

Monsieur Rivière vous prie de montrer cette lettre à sa femme[1].


À Madame Rivière (Madame Victor Hugo).


Mon cher ami,

M. Rivière est bien portant, mais il a trouvé en arrivant tant d’affaires qu’il ne peut encore vous écrire. Il me charge de le faire à sa place en vous priant d’en faire part à sa femme et à ses enfants. Dans la situation actuelle, il faudra encore un peu de temps pour que le commerce reprenne ; cependant tout peut finir par aller bien.

  1. Bibliothèque Nationale.