Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome II.djvu/509

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un mouchoir de Léopoldine, j’ai dans le cœur le souvenir de Charles Vacquerie, et votre pensée ; vous voyez que je puis croire mon groupe au complet. Cependant la présence, c’est beaucoup et vous me manquez. Quelle joie j’aurais à vous serrer la main. J’y supplée en vous écrivant, comme ce gorille qui croque un caillou quand il n’a pas de noix. Rien ne vaut votre parole, votre vaillante conversation, votre moi vivant s’affirmant par le regard et par l’esprit. Quand vous verrai-je ?

Tuus.
V.[1]


À Monsieur Ch.-L. Chassin.


11 juillet 1865.
Mon cher concitoyen,

Votre lettre à Guernesey ne m’est point arrivée, mais l’expression de votre honorable désir me parvient à Bruxelles, où je suis encore pour une semaine ou deux. Je serai charmé de voir mon nom parmi les noms chers et respectés dont vous m’envoyez la liste[2]. Votre belle pensée d’une médaille à Lincoln ne pouvait mieux se compléter que par l’envoi à la veuve, au nom de la démocratie française.

Recevez mon plus cordial serrement de main.

Victor Hugo[3].


À Frédéric Morin.


Bruxelles, 3 août 1865.

Cher philosophe, votre gracieux envoi m’a charmé. J’ai lu vos articles excellents ; j’ai lu vos Origines de la Démocratie. C’est un beau livre. Je me suis souvent arrêté sur ces pages profondes, leur faisant des questions auxquelles

  1. Bibliothèque Nationale.
  2. Le Phare de la Loire avait demandé à Victor Hugo son adhésion à une souscription organisée pour offrir à la veuve de Lincoln une médaille commémorative. C’est Charles-Louis Chassin qui avait eu l’idée de cette souscription que Le Phare de la Loire organisa.
  3. Le Phare de la Loire, 2 août 1865.