Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/106

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À Émile de Girardin.


[À partir de 1846.]

Voici un brave jeune homme qui a beaucoup de talent comme poëte, ce qui ne lui sert à rien, et beaucoup de courage et de zèle comme homme, ce qui devrait l’empêcher de mourir de faim. Il serait heureux du plus humble emploi dans la Presse. Pouvez-vous l’employer ? Y a-t-il place pour lui ? Je vous le recommande. Il s’appelle Pierre Cauwet.

Tout à vous et de tout cœur.

Victor Hugo[1].


À Geoffroy Saint-Hilaire.


De l’Assemblée. 2 heures.

J’espérais, très honoré confrère, me rendre à votre cordial appel, et me voilà retenu à l’Assemblée. Je ne saurais vous dire combien je regrette cette occasion de vous voir, de vous entendre, de vous applaudir et de marcher avec vous et derrière vous à la conquête d’une liberté et d’une utilité de plus pour notre Institut. À bientôt, cependant, et croyez à tout mon dévouement.

Victor Hugo[2].


À Madame XXX[3].

Je crains, Madame, qu’il ne faille renoncer à nos entrevues qui sont pourtant bien innocentes et qui peut-être ne vous ont pas été absolument inutiles. Lisez cette lettre, cette surprenante lettre que je reçois et jugez

  1. Collection Détroyat.
  2. Collection Charles Pelliot.
  3. Cette lettre, dont la Bibliothèque Nationale nous a conservé le brouillon, a dû être envoyée vers 1846, comme nous l’indique l’écriture. Les hésitations, les ratures semblent démentir le calme observé dans tout le texte ; ainsi cette ligne :
    Ce n’est pas sans un sentiment douloureux que je vous écris.
    biffée, a été remplacée par : Vous comprenez dans quel sentiment je vous écris.
    Victor Hugo ne renonce pas d’ailleurs à toute collaboration, il préférerait qu’elle ait lieu par correspondance.