Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/126

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de ne pouvoir y satisfaire. Je n’ai malheureusement rien en portefeuille et je me sens dans l’impossibilité de travailler d’ici à quelque temps.

Je prie Monsieur le baron Trouvé de vouloir bien exprimer à la Société combien je suis peiné de ne pouvoir dans cette circonstance lui donner une preuve, sinon de talent, du moins de zèle, et j’espère qu’il voudra bien croire en particulier à tout mon dévouement.

Victor Hugo[1].


1824


Au même[2].


Ce mardi 20 avril 1824.

N’ayant pu obtenir du libraire Ladvocat les deux exemplaires pour les Annales, je prie Monsieur le baron Trouvé de m’excuser si je ne lui en envoie qu’un. C’est le dernier qui me reste, et je désire que Monsieur le baron Trouvé ait à le recevoir un peu du plaisir que j’ai à le lui offrir.

Victor M. Hugo[3].


À Monsieur Magalon[4].


Ce 21 mai 1824.
Monsieur,

Je suis enchanté de vous savoir libre et de vous espérer heureux. J’étais à votre égard dans une incertitude d’autant plus pénible que peu de malheurs m’ont intéressé comme le vôtre. Votre ami, M. Fayot, avait cessé de venir me voir précisément à l’époque où je supposais que vous aviez dû être mis en liberté ; j’avais eu le malheur d’égarer son adresse ; et comme il s’était chargé de toutes les communications entre nous, il m’était à peu près impossible de connaître le résultat définitif de votre bien douloureuse affaire.

  1. Communiquée par la librairie Cornuau.
  2. Inédite.
  3. Communiquée par la librairie Cornuau.
  4. Inédite. — M. Magalon, fondateur et rédacteur en chef de l’Album, publia en 1824 le récit de ses diverses captivités. Ne traitant d’abord que de littérature, il s’enhardit à aborder des sujets plus épineux, et parla de l’ordre des Jésuites sur un ton qui lui valut treize mois d’emprisonnement. Victor Hugo s’entremit pour sa libération.