Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/13

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À Madame Charles Hugo[1].


[Janvier 1874.]

Chère Alice, s’il y a demain interpellation au Sénat, je crains d’être forcé d’y aller. Le Sénat sera en vacances lundi, il eût été sage d’attendre jusque-là pour le conseil de famille[2]. Mon absence pourrait entraîner des nullités. Seriez-vous assez bonne pour faire remettre la convocation à la semaine prochaine.

Je vous envoie mon plus tendre bonjour.

V.[3]


À Jean Aicard[4].


22 janvier.

Poëte, je vous remercie. Vous m’avez fait du bien. Votre livre, c’est le charme[5]. Carmen. Vous avez endormi en moi la douleur, et il m’a semblé qu’au lieu d’entendre pleurer mon âme, je l’entendais chanter. Vos vers sont doux et beaux. Je suis votre ami.

V. H.[6]


À Louise Colet.


4 février.

Merci. Votre lettre touche le fond de mon cœur. Nous nous reverrons certes, probablement dans cette vie, à coup sûr dans la vie meilleure.

Mon fils vous aimait. Je vous aime.

Victor Hugo[7].
  1. Inédite.
  2. Il s’agissait de nommer un subrogé tuteur pour Georges et Jeanne en remplacement de François-Victor.
  3. Communiquée par la librairie Cornuau.
  4. Inédite.
  5. Les Rébellions et les Apaisements.
  6. Communiquée par M. Léon de Saint-Valery.
  7. Gustave Simon.La Revue de France, 1er juin 1926.