Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/14

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À Jules Claretie[1].


Paris, 6 février.

Mon cher confrère, oui, hélas, je suis accablé, et je n’attristerai pas de mon deuil vos douces et pures joies, mais, croyez-le bien, je m’associe du fond du cœur à votre bonheur[2]. Je presse vos mains dans les miennes.

V. H.[3]


À Jules Simon[4].


11 février 1874.
Mon cher Jules Simon,

Je vous remercie. Vous m’avez envoyé un livre excellent[5]. Tout d’abord, permettez-moi de vous le dire, je ne suis pas, littérairement, d’accord avec vous. Molière et Corneille exceptés, ce qu’on appelle le grand siècle n’est guère qu’un bon « musée des copies ». Cela ne suffit pas pour égaler le siècle prodigieux de Périclès. — Mais, à tous les autres points de vue, je vous applaudis et je vous aime.

Vous êtes la pensée honnête parlant en beau style. Toutes vos réformes sont des progrès. En aucun temps, aucun ministre de l’Instruction publique, aucun grand-maître de l’Université, n’a fait ce que vous avez fait. On ira plus loin que vous et c’est à vous qu’on le devra. L’homme probe, éloquent et utile, c’est vous.

Je vous serre la main.

Victor Hugo[6].


À Auguste Vacquerie.


13 février.

Cher Auguste, j’ai, comme vous le savez, envoyé 1 500 fr. à chacun des trois comités[7], le comité Magenta m’a remercié assez froidement, le

  1. Inédite.
  2. Mariage de Jules Claretie, 23 février 1874.
  3. Collection Jules Claretie.
  4. Inédite.
  5. Sur la Réforme de l’Enseignement secondaire.
  6. Communiquée par Mlle Marguerite Simon.
  7. Les trois comités de secours aux Alsaciens-Lorrains avaient reçu chacun le tiers du bénéfice procuré par la vente de la plaquette : La libération du territoire.