Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/137

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que je considère la décision qui a supprimé les entrées de mon jeune beau-frère comme ayant supprimé également les miennes.

Je m’abstiendrai donc de me présenter à l’Odéon jusqu’à ce que j’aie reçu de vous une explication écrite ou verbale à ce sujet.

J’ai l’honneur d’être, etc.[1].


À Monsieur Vernier[2].


12 novembre 1829.

Vous me louez trop, Monsieur, pour que j’aie le droit de vous louer. J’ai cependant celui de vous remercier, et c’est avec un grand plaisir, je vous assure, que j’en use à votre égard. Vous faites partie de cette nouvelle génération de France, si bonne et si forte, dont je suis fier d’être le compatriote et le contemporain. C’est avec joie que j’ai retrouvé dans vos vers la franche et ardente sympathie pour ce principe de liberté qui renouvelle aujourd’hui la poésie après avoir renouvelé la société.

J’ai l’honneur d’être bien cordialement, monsieur,

Votre très humble et très obéissant serviteur.

Vor Hugo[3].


À Monsieur Théodore Carlier[4].


22 décembre, Paris.

Vous avez fait un livre charmant[5], Monsieur, et dont je prétends dire à vous-même tout le bien que j’en pense, quoique votre bienveillante préface m’en ôte presque le droit[6]. La petite cabale du romantique manqué a beau pousser à la réaction contre la vraie école nouvelle, votre poésie guérit plus de blessures que leur prose n’en peut faire.

J’espère, Monsieur, avoir prochainement l’occasion de vous remercier et de vous féliciter en personne et je vous prie de me croire bien cordialement Votre très humble et très obéissant serviteur.

Victor Hugo[7].
  1. Brouillon ; écriture qui semble être celle de Mme Victor Hugo. — Archives de la famille de Victor Hugo.
  2. Inédite.
  3. Communiquée par la librairie Blaizot.
  4. Inédite.
  5. Voyages poétiques.
  6. Après avoir témoigné son admiration, Théodore Carlier cite un long passage des Études françaises et étrangères d’Émile Deschamps sur Victor Hugo.
  7. Le Figaro, 20 juillet 1929.