Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/146

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À Eugène Renduel[1].


Paris, 30 octobre 1831.
Monsieur,

Dans l’état incertain où se trouve la librairie, il me semble qu’il serait convenable de modérer de la manière suivante les conditions du traité que nous avons signé pour les Feuilles d’automne le 24 octobre dernier.

Vous tireriez deux mille exemplaires au lieu de quatre mille. Toujours douze cent cinquante in 8°, et le reste in-18.

Et vous me paieriez ces deux mille exemplaires trois mille francs, savoir : les mille francs comptant pour la remise du manuscrit, plus mille francs en un billet payable à six mois de ladite remise, et mille francs payables en un billet à neuf mois.

Les autres conditions resteraient fixées comme dans le traité.

Ayez la bonté de me faire savoir par un mot de réponse si ce nouvel arrangement qui me semble tout à fait dans vos intérêts, vous convient.

Recevez, je vous prie, l’assurance de tous mes sentiments de cordialité.

Vor Hugo.

Il est entendu que les exemplaires qui me reviennent seront tirés en sus et que vous tirerez les mains de passe doubles, c’est-à-dire cinquante de plus par mille[2].


1832


À une dame[3].


14 janvier 1832.

Si dans la souscription que vous voulez bien me proposer, Madame, il n’y avait qu’un acte de charité, je m’empresserais d’y concourir ; mais il y a dans cette souscription une manifestation politique étrangère à mes opinions ; trouvez bon que je m’abstienne. Les pauvres que protège un parti sont moins pauvres que ceux qu’aucun parti ne protège. Souffrez que je me réserve pour ceux-ci. Je vais leur faire distribuer dès aujourd’hui la petite

  1. Inédite.
  2. Collection Louis Barthou.
  3. Inédite.