Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/243

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Au même[1].


Dimanche 1er juin.

La caisse est arrivée hier. Je vous enverrai par le prochain courrier mon remerciement détaillé pour vous, et pour tous, et pour toutes. Ceci n’est qu’un mot, qu’un serrement de main à la hâte avec prière de jeter à la poste ces six lettres. — Je suis dans les préparatifs hideux d’un re-déménagement. Cette fois, ce sera définitif, s’il plaît à Dieu. Vous viendrez travailler dans cette maison, vous y viendrez vous reposer, vous y laisserez votre pensée comme un rayon et votre amitié comme un parfum. — Mettez-moi aux pieds de votre charmante femme. Je serre vos deux mains dans les miennes.

Nouveau remerciement à M. de Girardin. Je lui re-écrirai.

L’exemplaire papier de Hollande est superbe. — Le buvard est très beau. La caisse a été ouverte au milieu de ces cris d’enfants que vous connaissez. — Bastide m’a écrit sans mettre son adresse. Il vous serait facile, je crois, de l’avoir. Vous seriez bien bon de l’ajouter sur ma réponse avant de la mettre à la poste.


1857


Au même[2].


Hauteville-House, 18 janvier.

Auguste part mercredi. Il hésite avec raison à emporter des messages écrits, ce qui fait que je vous envoie ce mot par la poste. Cher poëte, voici encore que je vais vous accabler de toute la prose de mes affaires. Outre mes deux lettres du commencement de janvier, pleines de Rigoletto, de Cazaldo, etc., vous allez trouver que c’est un peu fort de vous envoyer une troisième lettre plus ennuyeuse encore. Pardonnez-moi d’avance et veuillez prendre connaissance des aimables petites paperasses que je vous envoie ouvertes. — Je voudrais que vous eussiez la bonté : 1°, de remettre à M. Pelvey la lettre à lui destinée ; 2°, d’aller vous-même le plus tôt possible rue de Ménars, de voir le directeur de la compagnie et de lui remettre la lettre que je lui écris plus la lettre de change de 618 fr., pour

  1. Inédite.
  2. Inédite.