Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/294

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À Paul Meurice[1].


Hauteville-House, 4 février.

J’ai beau faire pour ne point vous accabler de mes affaires dans ce moment où vous avez les vôtres qui heureusement sont les nôtres aussi, et où François les Bas bleus approche. Il faut que je m’adresse à vous pour un service urgent. Lisez la lettre que voici et vous comprendrez qu’elle presse, M. Pelvey partirait, et la lettre de change ne serait pas payée. Il ne m’envoie pas son adresse, je vous serais obligé de suppléer à son oubli, et je vous serais reconnaissant de lui remettre la lettre vous-même ou de la lui faire remettre sûrement, en lui demandant réponse immédiate. Je prie M. Hetzel de s’en occuper de son côté.

Vous avez reçu une lettre de moi il y a quinze jours, qui contenait un effet de 666 fr. sur Hachette et une lettre pour Mme d’Aunet. Je pense que le tout vous est bien arrivé. Si vous avez la quittance des 618 fr. d’annuité payée à la Nationale, soyez assez bon pour la joindre à votre prochaine lettre. Charles ne nous écrit pas ; mais nous le savons aussi aimant que paresseux ; grondez-le un peu pourtant.

Les Misérables avancent à Bruxelles. M. Claye a promis d’imprimer à Paris un volume en cinq jours. Mais il me semble qu’il a compté sans vous, et que vous n’aurez pas le temps de corriger. Il est vrai qu’Auguste vous seconderait avec toute la bonne grâce du monde. Si vous aviez occasion de voir M. Claye, vous pourriez vous entendre à ce sujet avec lui. J’aurais des montagnes de choses à vous écrire au sujet des Misérables. Malheureusement le temps me manque, même pour des pattes de mouches.

Cher et providentiel ami, je vous serre dans mes bras.

V.[2]


À Albert Lacroix[3].


[Samedi 8 février 1862.]

P. 209-210. Ici encore on a marqué (cercles de glace. Bête farouche) deux alinéas qui ne sont pas dans le texte. Je le regrette, et il m’est impossible d’y consentir. Une imperfection typographique (trois lignes seulement au haut

  1. Inédite.
  2. Bibliothèque Nationale.
  3. Inédite.