Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/30

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Je relis ces pages, et je doute.

Lisez la chose avec Auguste. Posez-vous tous les deux la question, et résolvez-la. Comme toujours, ce que vous ferez sera bien fait[1].

Si vous publiez, il faudrait mettre la date du jugement de Bazaine. Je l’ai laissée en blanc. Elle est facile à trouver.

J’ai eu la fièvre jusqu’à ce que j’aie eu écrit ces pages. Mais, hélas, peuvent-elles paraître ?

Et puis, serviraient-elles à quelque chose ?

À vous, le plus profond de moi.

V.[2]


Au même[3].


13 mars.

Cher Meurice, croyant à la publication d’Actes et Paroles pour demain jeudi, j’avais donné hier soir à H. Lucas un mot pour vous prier de lui donner aujourd’hui un extrait qui paraîtrait demain dans le 19e siècle. Mais puisque le livre ne paraît que samedi 16, ne pensez-vous pas qu’il faudrait ajourner la remise de la citation à vendredi, afin de servir à la fois tous les journaux qui seraient le Rappel, le Radical, l’Avenir National, le Siècle, le xixe siècle, la République française, la Constitution, le Charivari, la Cloche, le Répunlicain, le Corsaire. (Du moins, c’est la liste qu’on me remet, et dont vous êtes juge.)

À vous.
V.[4]


À Madame Veuve Edgar Quinet[5].


15 avril

J’ai, madame, votre livre doux et profond[6] ; je le lis ; lire cette œuvre où il y a une âme, c’est une joie et c’est une tristesse. Il semble qu’on soit près de vous, et, madame, être près de vous, c’est comprendre, c’est aimer, c’est pleurer. Quel noble et grand cœur vous êtes ! Je mets à vos pieds ma tendresse pour Quinet[7], et mon respect.

Victor Hugo[8].
  1. Paul Meurice et A. Vacquerie trouvèrent dangereux pour le Rappel de publier ce manifeste. Il parut en plaquette le 4 mars 1875, puis fut inséré dans Actes et Paroles. Depuis l’exil.
  2. Bibliothèque Nationale.
  3. Inédite.
  4. Bibliothèque Nationale.
  5. Inédite.
  6. Sentiers de France.
  7. Edgar Quinet était mort en mars 1875.
  8. Bibliothèque Nationale. Nouvelles acquisitions françaises.