Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/313

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A. Cerfbeer, Claretie, entre autres. Vous me rendriez bien service si vous pouviez me faire savoir que mes lettres leur sont ou ne leur sont pas parvenues. Songerez-vous à m’écrire si vous avez reçu il y a 15 jours environ une grosse enveloppe à stamp bleu contenant les portraits dont je vous ai parlé. Voici que les haines commencent à donner ; je le sais par la Gironde qui leur répond ; les journaux anglais, le Globe, entre autres, et les journaux belges, entre autres l’Observateur, me soutiennent vivement. — Je pense que Meurice vous a communiqué ma lettre sur la question voyage à Bruxelles.

L’insistance de ces messieurs m’étonne d’autant plus qu’à partir du 1er mai nous aurons ici poste tous les jours, et que je les ai prévenus qu’ils pouvaient m’envoyer dix feuilles par jour. Il y a eu une première dépense de quinze jours à faire pour l’engrenage des épreuves et des bon à tirer, cette dépense est faite, le va-et-vient fonctionne régulièrement et fonctionnera plus vite encore à partir du 1er mai ; il n’y a pas eu encore un seul jour d’interruption dans le tirage à Bruxelles (je me trompe. La lettre d’aujourd’hui de M. Lacroix m’annonce qu’on n’aura plus rien à tirer après-demain). Or après-demain un paquet de bon à tirer arrivera. Est-il possible que M. Pagnerre ait écrit que mon absence de Bruxelles compromettait non seulement le succès, mais l’avenir du livre ? ce serait bien peu sérieux. Je vous griffonne tout ceci en hâte, cher Auguste. Mandez-moi si mes lettres parviennent.

Nous sommes sans nouvelles des Beaux Messieurs de Bois Doré. Mais j’attends le succès de pied ferme et de cœur ferme. C’est à Paris que je voudrais être en de pareils moments. Je me fiche bien de Bruxelles où je n’ai que faire. Je vous embrasse et j’embrasse Meurice, et je suis tout à vous et tout à lui.

V.

Serez-vous assez bon pour faire parvenir cette lettre à M. Louis de Cormenin. Je vais écrire à M. Ach. Denis, dites-le lui, mais ma lettre parviendra-t-elle[1] ?


À Albert Lacroix[2].


H.-H., 30 avril.
Mon cher monsieur Lacroix,

Il importe, dans l’intérêt commun, que mes lettres aux journaux de Paris leur parviennent ; or, quelqu’inoffensives qu’elles soient, je suis informé que le gouvernement bonapartiste les intercepte le plus qu’il peut ; je m’adresse

  1. Bibliothèque Nationale.
  2. Inédite.