Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/316

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comédie veulent avoir leur philosophe à côté d’eux, prêt à les expliquer et à les défendre, et Souvent Homme varie et les Funérailles de l’honneur, dans tout leur rayonnement, l’une dans son succès, l’autre dans son triomphe, s’appuient sur Profils et Grimaces. Vous êtes un grand critique. Tant pis !

Vous pouvez me dire quelque chose de pareil, et me jeter au visage la préface de Cromwell sans que je me fâche. Non, hors vous et Paul Meurice, je n’ai personne à Paris qui m’envoie les journaux, et si je vous ai écrit quelque chose qui ressemble à cela, il est évident que je voulais dire absolument le contraire. Pourtant vous êtes si admirable dans tout ce que vous faites que j’hésite à ajouter un souci à tous ceux que je vous donne déjà. Ainsi, dans ce que je dis, prenez et laissez. Surtout ne vous excédez pas de fatigue. Lacroix est transporté, il m’écrit des lettres d’amour ; j’en profiterai pour le pousser et le presser. Les quarante superbes lignes dans le journal d’Ach. Denis m’avaient frappé, je vous y sentais, et pourtant j’allais écrire à Denis ; mais il me semble que c’est inutile[1].


Au même[2].


H.-H., 29 mai.

Cher Auguste, je vous ai écrit hier par Bruxelles. Vous recevrez probablement la lettre en même temps que celle-ci. Est-ce que vous seriez assez bon pour transmettre à M. Ferrier ce petit mot qui contient mon portrait. Résolvez, je vous prie, la question de la publication des quatre volumes en bloc. Je crois que ce serait efficace. Causez-en à trois. J’envoie aujourd’hui même à Meurice un effet de 666 fr. Vu les ouvertures possibles, demandez-lui s’il l’a reçu. Il est vrai que l’effet ne peut être touché que sur sa signature. Je fais galoper l’impression belge le plus que je peux. Vous pouvez demander les 26 bonnes feuilles du T. VIII. Il sera entièrement tiré dans quelques jours. J’ai corrigé à cette heure le tome IX jusqu’à la feuille 13. Rien n’est plus aisé que de publier les quatre volumes avant un mois d’ici. Pressez de votre côté et que M. Pagnerre presse. Je sais que le zèle de M. Claye est excellent. Sa lettre fait le meilleur effet du monde. Redites-le lui de ma part.

3 h. après midi. Je viens de recevoir l’envoi de Bruxelles. Je le réexpédie ce soir. J’envoie, en bon à tirer, toute la fin du T. VIII, y compris la table et la f. I du tome IX. Vous, Meurice et Charles, consultez-vous sur la publication des quatre volumes en bloc[3].

  1. Bibliothèque Nationale.
  2. Inédite.
  3. Bibliothèque Nationale.