Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/331

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Au même[1].


2 novembre.
Confidentielle.

Merci de votre si bonne lettre. Je reconnais toujours et en tout votre exquise et délicate sollicitude. Votre amitié est une grâce.

Du reste, dans l’ensemble, il n’y a rien que de vrai. Les 400 000 francs peuvent être atteints et même dépassés dans de certaines combinaisons, soumises, il est vrai, à une éventualité politique peu probable concernant les journaux et la liberté de la presse. Entre nous, s’il était vrai, comme on me l’écrit de Paris, que M. Lacroix eût des pourparlers avec les journaux pour la publication en feuilleton, il oublierait que l’éventualité en question n’est point du tout arrivée, et il ferait fausse route. Dites-le lui de ma part avec toute votre bonne grâce. À lui, vous pouvez montrer cette lettre. Je ne m’explique pas comment il se fait qu’il ne m’écrive point. Je ne sais rien des résultats qu’il a, me dit-on, obtenus à Paris. Quant aux journaux, il n’y faut pas songer. Rien de réalisable n’est possible en ce moment avec les journaux. À ce propos, demandez, je vous prie, à M. Lacroix, s’il a reçu une lettre fort importante que je lui ai écrite il y a douze jours et que j’ai dû faire passer par Charles et par Bruxelles, ignorant l’adresse de M. Lacroix à Paris. En outre, que M. Lacroix n’oublie pas qu’il est convenu de me prévenir quinze jours d’avance.

Que de choses je voudrais vous dire ! Où en êtes-vous de François les bas bleus ? Mon cœur vous suit dans cette nouvelle œuvre, dans ce nouveau succès de votre doux et profond esprit. Je vous envoie un applaudissement qui vous embrasse.

Tuus.
V.[2]


À Auguste Vacquerie[3].


2 déc. H.-H.

Cher Auguste, voulez-vous me rendre le quintuple service de jeter à la poste les cinq missives que voici. Vous m’approuverez ; Mme Jeanne Deroit m’a attaqué ; elle est dans la misère, je lui envoie 100 fr. Michelet ne m’a pas écrit pour les Misérables, je lui écris pour la Sorcière.

  1. Inédite.
  2. Bibliothèque Nationale.
  3. Inédite.