Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/348

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Au même[1].


H.-H., 19 avril.

Cher Auguste, tout va donc bien, grâce à vous. Hauteville-House reçoit avidement tous les détails que vous donnez, et où éclate votre admirable amitié. Victor décachète vos lettres et on a soif. Merci au nom du goum. Quant à moi, vous savez que je ne remercie plus. J’accepte tout, c’est bon, comblez-moi. J’aimerais mieux Deschanel que Cuvillier-Fleury. Ses trente lignes étaient bonnes. Tâchez que ce soit Deschanel. Si vous avez le temps, portez-lui vous-même mon portrait ci-inclus, et remerciez-le de ma part, en lui disant que je lui écrirai après son article qu’il annonce et que j’attends. Vous avez ma lettre au comité en ce moment. Ôtez-en ce qui vous paraîtrait pouvoir accrocher. Ah çà, je vous envoie à vous aussi mon portrait. Vous en avez des tas. Ce sera un de plus.

Ex intimo.
V.

Avez-vous recommandé l’envoi au Victor Huguenot ? Ce sont de braves cœurs que je ne voudrais pas contrister[2].


Au même[3].


H.-H., 24 avril Dim.

Si quelqu’un peut tenter l’impossible, c’est vous, et si quelqu’un peut le faire, c’est vous. Vous l’avez tenté en entreprenant ce banquet sous ma présidence, et vous le ferez si vous réussissez à publier en France la lettre du comité et la mienne. Les journaux anglais et belges publieront, cela est sûr. Félicitez M. de Girardin de ma part pour son beau, bon et vaillant article ce qui sera de l’histoire[4]. Je crois qu’il n’hésitera pas, lui , à publier les deux lettres.

Cher Auguste, je sais que vous déménagez, et pourtant j’ai recours à vous pour transmettre les deux lettres que voici. Pardonnez-moi toutes ces petites affaires. L’article sur Profils et grimaces paraîtra samedi 30 avril dans le Courrier de l’Europe. Je vous l’enverrai tout de suite.

À vous, à vous, à vous.
V.

Voudrez-vous dire à ma femme et à Charles que leurs lettres ont ravi le goum. Je vais leur écrire. — Mes meilleures cordialités à M. Émile Allix. Parlez de moi à M. Ernest Lefèvre et mettez aux pieds de mesdames Lefèvre et Vacquerie le Vieux de Guernesey[5].

  1. Inédite.
  2. Bibliothèque Nationale.
  3. Inédite.
  4. La Presse, 23 avril 1864.
  5. Bibliothèque Nationale.