Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/381

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


ravitaillement. Vous êtes la vie et la flamme. Nous parlerons de Paul Berthaud sur lequel je vous ai interrogé en vain, ne sachant que le titre, et par les journaux. Vous savez à quel point vos succès sont miens. Un drame de vous remet le théâtre en équilibre avec l’idéal. C’est de la gloire pour vous, et c’est un service pour nous. Vous nous refaites le public, que tant de faux talents et tant de faux succès défont, — Quant à moi, je vais entrer, j’espère, dans un long silence. L’important pour moi, à ce point déclive de la vie où je suis, n’est point de publier ce que j’ai fait, mais d’achever ce qui me reste à faire. Cela, et vous applaudir, me suffit.

V.

[1]… ces lignes aigres-douces de M. H. Ferrier. Il est donc devenu hostile. Il a gardé le plus morne silence sur les Travailleurs de la mer. Je ne vous envoie ces lignes, sans importance d’ailleurs, que pour vous renseigner, dans le cas où vous le connaîtriez toujours. Dois-je continuer à lui envoyer mes livres ? Votre avis ? Avez-vous eu la bonté de transmettre ma lettre à M. Ch. Habeneck ?

Merci, pardon, et merci.


À François-Victor[2].


H.-H., 15 juin 1866.

Je te rends compte de tes affaires, mon Victor. Au delà de ce que j’avais déjà payé, ta dette locale se montait à 901 fr. 45, dont voici le détail[3] :

Ces 900 fr. sont payés par moi, mais d’après le désir que tu m’as exprimé, et comme il est convenu entre nous, le remboursement n’en pèsera sur toi qu’à partir du 1er septembre (tu auras tes 200 fr. sans retenue jusque-là). À partir du 1er 7bre 1866 jusqu’au 1er avril 1868, tu te libéreras en dix-huit mois par une retenue de 50 fr. sur ton mois de 200. — Voilà donc qui est arrangé. Je passe maintenant à moi-même. Nos très bons et très affectueux visiteurs, Asseline et Duverdier, sont partis, eux et leurs familles ; si nul obstacle ne survient, mon intention est de quitter Guernesey pour Bruxelles lundi 18. En ce cas, mercredi 20 au soir, je serai place des Barricades, J’ai une joie inexprimable de penser que je vais tous vous serrer dans mes bras, mes bien-aimés. Je voudrais pourtant qu’avant mon arrivée, tu fisses écrire

  1. Sur le haut de la page était collé un extrait de journal qui a disparu ; le post-scriptum n’est pas complet et quelques mots devaient sans doute s’inscrire à la fin de l’extrait imprimé.
  2. Inédite.
  3. Suit la liste de différents fournisseurs avec les sommes dues.