Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/41

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commence la question européenne. De la Serbie on sera invinciblement amené aux États-Unis d’Europe. Aveugle qui ne voit pas cela. Il faudra des années pour amener cette solution, mais la solution est nécessaire. Elle s’impose aux méditations du présent, elle s’imposera aux décisions de l’avenir.

Je vous envoie tous mes vœux de succès. Recevez, etc.[1]


Au représentant Greppo, trésorier du Comité d’aide aux transportés.


[10 septembre 1876.]
Mon cher collègue,

J’ai droit à une pension dans la Société des gens de lettres ; je touche aujourd’hui les arrérages de cette pension montant à quatre cent cinquante francs.

Je vous les envoie pour la caisse de secours des familles des transportés.

Je vous serre la main.

Victor Hugo[2].


Au Rédacteur en chef de la Sentinelle de Nancy.


Paris, 22 septembre 1876.
Mon vaillant et cher confrère,

Vous me demandez mon sentiment sur les prochaines élections, le voici.

Avant tout, l’amnistie. L’amnistie est le premier et le dernier mot de la situation actuelle.

Je rejette, quant à moi, tout candidat qui n’accepte pas l’amnistie pleine et entière.

L’épreuve du système des grâces partielles est faite. Ce que nous avons prédit s’est réalisé.

Donc, amnistie ! Je vous serre la main.

Victor Hugo[3].
  1. Copie reliée au manuscrit des Documents, Actes et Paroles. Depuis l’exil — Bibliothèque Nationale.
  2. Bibliothèque Nationale.
  3. Bibliothèque Nationale. Journaux annotés.