Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/64

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À Théodore de Banville.


Sénat [juin 1878].

Cher Banville, je vous écris de ce lieu où vous devriez être, vous sénateur de la pensée et de la poésie. J’ai lu votre page magnifique sur mon livre[1].

Il me tarde de vous serrer tendrement la main.

V. H.[2]


À Paul Meurice[3].


Guernesey, samedi 13 [juillet 1878].

Cher doux ami, que votre lettre est bonne. Elle m’emplit le cœur. Nous serions ici parfaitement heureux, si vous y étiez. Nous avons toutes les douceurs de la saison, ni le froid, ni le chaud, ni trop de soleil, ni trop de nuages, un temps exquis. La mer bleue, le ciel bleu. Les petits enfants (ils commencent à être grands) sont pleins de la joie du printemps. Ils étaient hier deux, Bibiche[4] est arrivée, les voilà trois. C’est charmant.

Quand serez-vous ici, avec vos chères filles ? c’est à présent de ce côté-là que je voudrais m’augmenter. Je me sens avec vous plus près de ce qui est humain et moins loin de ce qui est divin.

Une femme belle et bonne me prie de vous embrasser. Je le fais.

V.[5]


Au même.


[Fin juillet.]
Cher doux ami,

Voulez-vous être assez bon pour remettre de ma part la somme de deux cent trente-cinq francs à M. Greppo, président du comité de secours des familles victimes de nos guerres politiques. Cette somme est versée par une quête faite dans le grand banquet républicain de Narbonne le 14 juillet 1878.

Je vous la transmets sous cette double forme :

1° 200 francs versés par moi ;

  1. Article de Banville dans le National après la publication de Le Pape.
  2. Communiquée par la librairie Cornuau.
  3. Inédite.
  4. Dora Dorian devint la seconde femme de Georges Hugo.
  5. Bibliothèque Nationale.