Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome IX.djvu/21

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



Heureux l’homme qui sent à travers son sommeil
Que les étoiles sont sur la terre levées
Pour protéger le faible et l’humble et leurs couvées,
Qui tâche de comprendre en dormant, et qui sent
Qu’un immense conseil mystérieux descend !
Laissez passer sur vous les astres vénérables,
Et dormez. Ô vivants, princes, grands, misérables,
A cette heure au fantôme en son linceul pareils,
Ayez le tremblement du rêve en vos sommeils.
Que l’âme veille en vous !


· · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · ·
· · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · ·
· · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · ·