Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome VII.djvu/267

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« Oui, la graine dans l’espace
Vole à travers le brouillard,
Et de toi le vent se passe.
Semoir Jacquet-Robillard !
 
« Ce laboureur, la tempête,
N’a pas, dans les gouffres noirs,
Besoin que Grignon lui prête
Sa charrue à trois versoirs.

« Germinal, dans l’atmosphère,
Soufflant sur les prés fleuris,
Sait encor mieux son affaire
Qu’un maraîcher de Paris.

« Quand Dieu veut teindre de flamme
Le scarabée ou la fleur,
Je ne vois point qu’il réclame
La lampe de l’émailleur.

« L’homme peut se croire prêtre,
L’homme peut se dire roi,
Je lui laisse son peut-être,
Mais je doute, quant à moi,

« Que Dieu, qui met mon image
Au lac où je prends mon bain,
Fasse faire l’étamage
Des étangs à Saint-Gobain.

« Quand Dieu pose sur l’eau sombre
L’arc-en-ciel comme un siphon,
Quand au tourbillon plein d’ombre
Il attelle le typhon,