Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome VII.djvu/77

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Le cœur est le compteur suprême.
La femme enfin a deviné
L’effrayant pouvoir de Barême
Ayant le torse de Phryné.

Tout en chantant Schubert et Webre,
Elle en vient à réaliser
L’application de l’algèbre
À l’amour, à l’âme, au baiser.

Berthe a l’air vierge ; on la vénère ;
Dans l’azur du rêve elle a lu
Que parfois un millionnaire,
Lourd, vient se prendre à cette glu.

Pour soulager un peu les riches
De leur argent, pesant amas,
Il sied que Paris ait les biches
Et Londres les anonymas.


VI


À tant l’heure l’éventail joue.
C’est plus cher si l’œil est plus vif.
À Daphnis présentant sa joue
Chloé présente son tarif.

Pasithée, Anna, Circélyre,
Lise au front mollement courbé,
Palmyre en pleurs, Berthe en délire.
S’amourachent par A + B.