Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome X.djvu/157

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


On saura le secret du vent, des giboulées,
des roses, de l’instinct féminin et viril,
des madrigaux dont est formé le mois d’avril !
L’œil tourné vers l’escalier.
Ils descendent du ciel en effet. Quelle ivresse,
être deux amoureux ! Que Chloé soit traîtresse,
qu’importe ! Daphnis bête est un heureux berger.
Paraissent George et Nella. Ils descendent l’escalier de la
tourelle, George le premier,
donnant la main à Nella. Le duc Gallus et Gunich se retirent
en arrière
de la tourelle, de façon à n’être pas aperçus. De ce recoin, le
duc ne voit que
George. Nella reste sous la porte de la tourelle debout sur la
dernière marche
de l’escalier. Le duc contemple la bonne mine de George.
Décidément, vingt ans, c’est charmant. C’est léger.
George est beau.


SCENE II



George.

Nella !


Nella.

George ! --ami, je vous renvoie.


George.

à bientôt.


Nella.

Oui. Prenez garde qu’on ne vous voie.
Quel malheur que je sois fille noble !


George.

Et que moi
je sois roturier !


Nella.

George !


George.

Oh ! Je ne sais pourquoi,