Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome X.djvu/229

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De sa boue.

Il rit et regarde

Zabeth.

Le marquis.
Elle entend. Prends garde. Tu la blesses.


Le duc de Créqui.

Qu’est-ce que ça me fait, ces drôlesses ?
Zabeth, aux écoutes, à part.
Drôlesses !

Ricanements autour de

Zabeth.
Gallus fait un signe. Tous s’approchent de lui.

Zabeth reste seule à l’autre coin du boudoir.
Gallus, à demi-voix, au groupe des gentilshommes.
Je n’ai pas le travers, qu’ont les gens fatigués,
d’empêcher, étant vieux, les jeunes d’être gais.
Riez. --
au duc de Créqui.
Pourvu, monsieur le duc et pair de France,
que cela n’aille pas jusqu’à la transparence.
Les femmes ! Y compris la reine, j’ai souci
de toutes ces margots autant que de ceci ;
il fait claquer ses doigts.
Mais une étant chez moi, l’on ne doit pas en rire.
Nous sommes bons amis. Je ne trouve à redire
qu’à de certains clins d’yeux railleurs. Messieurs, milords,
c’est compris, n’est-ce pas ? Car, autrement, alors
il faudrait voir un peu la pointe des épées.
Il s’approche de Zabeth et lui montre le paysage nocturne au
dehors.
Ah ! Madame, admirez ces belles échappées
de clair de lune au fond de ces arbres ! La nuit
est un profond concert que gâte notre bruit.
Ce monde, l’homme ôté, serait beau.
Il revient vers le groupe des gentilshommes.
Mais, j’y pense,
messieurs, la comédie à huit heures commence.