Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome X.djvu/341

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Enfant au teint brun, aux dents blanches,
Ton petit bras derrière toi
Tire un tremblant faisceau de branches.
Ô doux être d’ombre et d’effroi,

Dans la clairière aux vertes routes,
Tu passes ; nous nous regardons,
Moi, plein de songes et de doutes,
Toi, les pieds nus dans les chardons.

À nous deux, seuls dans la rosée,
Nous ferions sourire un cagot ;
Car, moi, je porte la pensée,
Et toi, tu traînes le fagot.

27 octobre 1859.