Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/250

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Telle que dans l’Éden jadis elle brilla,
Elle apparaît, charmante ; homme, en ce moment-là,
Tu méprises la bête, infecte créature,
Fier, superbe, oubliant ta propre pourriture ;
Bien ! prends ton Ève blonde ; Emporte-la. Le jour
La donne à ta nuit... -Ah ! tu frissonnes d’amour,
La volupté t’enivre.!,Ah ! l’extase te gagne !
Tu ne te souviens plus de la chaîne du bagne,
Tu te crois ange... -Allons ! , réveille-toi, fouetté
Jusque dans ton plaisir, par ta fétidité !

XLIX La haine,