Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu/282

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bois.

Les fleurs écoutent la promesse
Du papillon ; la tiendra-t-il. ?
Est-ce une orgie, est-ce une messe
Que ce radieux mois d’avril ?

Un vieux de plus dans la :nature,
Ce n’est que quelqu’un qui s’en va ;
Toùjours, à la Sombre ouverture,
Chérubin lui-même arriva.

Je suis vieux ; mais pourvu que j’aime,
Je n’ai rien à me reprocher
Et l’abeille ira tout dè même
Cajoler la fleur du pêcher.

Le vent fredonne, l’eau miroite,
Le gai lapin sort du terrier ;
La rose se tient toute droite
Comme. une fille à marier.

Des couples dans l’ombre s’effacent,
Les grands chênes chassent le jour ;
Que voulez-vous que les, bois fassent
Si ce n’est de cacher l’amour ?

Les nids ont, l’arbre pour complice ;
L’amour prend les cœurs à sa glu ;
Il faut. bien que tout s’accomplisse
Comme le bon Dieu l’a voulu.

Les feuilles sont les sœurs des ailes ;
Un bosquet c’est une cloison ;
Les bois sont complaisants aux belles,
Et je trouve qu’ils ont raison.