Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu/34

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


XIV Mon âme était en deuil;


Mon âme était en deuil; c'était l'heure de l'ombre.
L'air mêlait les aspects sans forme aux voix sans nombre;
Un chant de mort semblait sortir de tous ces bruits;
L'ombre était comme un temple immense aux triples voiles;
Et je voyais au fond scintiller les étoiles,
Cierges mystérieux sur le drap noir des nuits.

l janvier 1846