Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu/85

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



Ne. me figurant pas que tuer fût un droit,
Je me dressai, je dis: Le jour meurt, l'ombre croît,
Prenez garde! Au-dessus de vos fauves mêlées,
O noirs lutteurs, il est des choses étoilées,
La raison, le progrès, la patrie et l'honneur.
Le vainqueur est souvent son propre empoisonneur.
Arrêtez. L'amnistie est une fin sereine.
Soyez cléments.
Alors j'eus sur moi tant de haine,
Tant d'exécration, d'épouvante et d'horreur
Que je fus presque, ô Nuit, l'égal d'un empereur!

18 décembre 1874.