Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/333

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Un souffle rajeunit la forêt décrépite.
La nature profonde autour de moi palpite ;
L’étoile a des regards; le tronc d’arbre a des yeux.
Je ne sais quoi d’obscur et de mystérieux
Dans la fraîche épaisseur des herbes et des mousses,
Vit, et les bois sont pleins de voix sombres et douces.
Partout où l’ombre est calme, où les flots sont ’dormants,
Le rêveur voit trembler et luire par moments,
Sous le roc qui se penche et l’arbre qui chancelle,
Une vague lueur de l’âme universelle.

XXVIII Là, je cause le soir


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