Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/39

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


Cette femme était vieille et j’étais pauvre. En somme,
Là, ne pourrait-on pas, quand mai réjouit l’homme,
Quand les petits oiseaux chantent au fond du bois,
Quand les champs sont pleins d’ombre et d’amour et de voix,
Et puisque nous voilà dans la saison des roses,
Rire un moment, que diable ! et parler d’autres choses ! -

Et le juge répond, triste comme la loi

— Ta mère assassinée est là, derrière toi !

22 décembre 1854.